Alain Finkielkraut – Au nom de l’autre
AntisĂ©mitisme, toujours d’actualitĂ©…
Ăcrit en 2003 et lu en 2021. Est-ce encore d’actualitĂ© ? Je pense que oui, mais en pire.
Il ne faut pas nier l’existence maintenant de l’islamo-gauchisme, dont une des raisons d’exister est le conflit Israelo-Palestinien. Un antisĂ©mitisme fondĂ© sur l’idĂ©e que les palestiniens sont des victimes et les israĂ©liens des bourreaux. La chose est bien plus compliquĂ©e que cela.
Il s’agit bien parler de antisionisme et antisĂ©mitisme, mais Ă un niveau plus Ă©levĂ© qu’avant, a mon humble avis.
Certes, on peu ne pas approuver tous les actes du gouvernement israĂ©lien, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se prendre Ă tous les juifs. C’est comme dĂ©tester les français parce qu’on n’apprĂ©cie pas Macron ou Hollande ou Sarkozy.
QuatriĂšme de couverture
Il faut du courage pour porter une kippa dans ces lieux fĂ©roces qu’on appelle citĂ©s sensibles et dans le mĂ©tro parisien ; le sionisme est criminalisĂ© par toujours plus d’intellectuels, l’enseignement de la Shoah se rĂ©vĂšle impossible Ă l’instant mĂȘme oĂč il devient obligatoire, la dĂ©couverte de l’AntiquitĂ© livre les HĂ©breux au chahut des enfants, l’injure  » sale juif  » a fait sa rĂ©apparition (en verlan) dans presque toutes les cours d’Ă©cole. Les Juifs ont le cĆur lourd et, pour la premiĂšre fois depuis la guerre, ils ont peur.