Nicolas Samsoen – Des excellents français

Nicolas Sansoen est maire de Massy (UDI), ville où j’habite. Dans sa formation, il est sorti de l’École Normale Supérieure puis École des Ponts et Chaussées. Vu son parcours, il a probablement fait partie, pendant quelque temps, d’un des corps des haut-fonctionnaires. Il est passé par un cabinet ministériel, séjours à l’étranger et, surtout, Mantes-la-Jolie avant de venir à Massy, où il est Maire depuis 2017. On peut, donc, estimer qu’il connaît assez bien la problématique de l’immigration. Il connaît le terrain (Mantes la Jolie et Massy) et ne reste pas dans des considérations idéologiques extrêmes.

Sansoen présente la problématique de l’immigration en trois volets : Dire, Ressentir, Agir et fini avec une proposition de projet. Par ailleurs, il a été motivé, d’une part par sa fonction de Maire et, d’autre part, par Bernard Stasi et son livre « L’Immigration, une chance pour la France ».

Sur son projet, Nicolas Sansoen est optimiste. Sur son projet, j’ai presque envie de dire qu’il est très difficile, voire utopiste. Je ne dis pas que ce projet est mauvais, je ne suis pas capable d’en juger. M. le Maire n’est pas laxiste comme les partis d’extrême gauche, ni trop rigide comme les partis d’extrême droite. Le problème est que, à une époque où les opinions deviennent extrémistes, il est difficile de mettre en place des projets plus pragmatiques, surtout en société ou en politique. On est face à certains, je pense notamment à LFI, qui ne cachent pas que leur méthode est de tout conflictualiser. Dans un tel contexte, soit on ne fait rien, soit on se contente d’avancer à des très petits pas.

Ça me fait beaucoup penser à un livre que j’ai lu récemment : « Le courage de la nuance« , de Jean Birnbaum. C’est ce que fait Nicolas Sansoen. Il identifie, dans ce thème, les problèmes et des possibles solutions, et propose un projet. Si tout est bon à prendre ou pas, c’est une autre question, mais ça a le mérite d’être pragmatique et de ne pas rester borné aux extrêmes.

C’est un point de départ pour une réflexion « Nuancée ».

Remarque : J’ai écrit cette critique en essayant de la dégager de toute tendance politique et de mettre en valeur sa tentative de l’auteur d’être pragmatique. C’est l’intérêt principal de l’ouvrage.

Citations

Quatrième de couverture

Les gaulois sont inquiets. Et si l’immigration nous emportait, nous transformait, nous écrasait, nous remplaçait ? L’extrême-droite fait commerce de cette peur, qui semble gagner une partie de la société.

Les enfants de la diversité s’interrogent. Et si la France ne nous aimait pas ? Et si notre avenir était ailleurs ? Certains alimentent cette angoisse, et personne ne sait au fond qui est gaulois…
Qui pense encore aujourd’hui, comme Bernard Stasi il y a quarante ans, que l’immigration, peut être « une chance pour la France » ?

Moi !

Assumant cette filiation politique, j’essaie de poursuivre cette réflexion humaniste, pondérée et surtout lucide. Maire d’une ville populaire, j’aborde les sujets concrets auxquels sont confrontés celles et ceux qui veulent réussir l’intégration : l’école, le logement, la laïcité, la sécurité, la culture…

Avec l’espoir d’esquisser un chemin pour réconcilier tous les Français.