Régis Debray – Vie et mort de l’image
La médiologie, théorie créée par l’auteur, est une théorie qui étudie les liens (médiations) techniques et institutionnelles de la culture. Ce livre traite de la médiologie appliquée à l’image. Livre publié en 1992.
J’ai commencé à lire ce livre, il y a un peu plus de 10 ans et j’ai abandonné la lecture.
Je viens d’essayer de la reprendre et j’abandonne encore. En fait, on trouve quelques contenus intéressants, mais c’est long et souvent « capillotracté ». Cela vient très certainement du fait que l’auteur essaye de plaquer une théorie (médiologie) sur ses idées. Ses idées peuvent être intéressantes, mais il n’y a pas matière pour créer une théorie ou même un domaine scientifique ou philosophique. Aussi, je me pose de questions lorsqu’il s’attaque à des « mythes tenaces », tels « l’histoire de l’Art » ou « la Civilisation de l’image ».
Mon appréciation semble se confirmer puisque l’auteur a créé une revue, qui n’est plus, plus un site web et un compte sur X (ancien Twitter). Après l’arrêt de la revue, il y a eu des articles publiés sur la revue Marianne. Mais on voit qu’il n’y a plus d’activité sur la médiologie depuis, au moins 2020.
Pour l’anecdote, Jacques Bouveresse, dans le livre « Prodiges et vertiges de l’analogie », critique l’utilisation abusive par Régis Debray du Théorème de Gödel appliqué à Sociologie. Une analogie qui n’a pas de sens puisque ce théorème ne s’applique qu’aux systèmes formels dont la Sociologie n’en fait pas partie.
L’image de Régis Debray qui reste dans ma tête est plutôt celle du guérillero qui a participé de la lutte armée en Amérique du Sud à côté de Che Guevara pour l’implémentation du communisme dans cette région du monde.
Citations
Quatrième de couverture
L’image a toujours eu barre sur les hommes, mais l’oeil occidental a une histoire et chaque époque son inconscient optique. Notre regard fut magique avant d’être artistique. II devient à présent économique.
II n’y a pas d’image en soi. Son statut et ses pouvoirs ont varié au gré des révolutions techniques et des croyances collectives. C’est la logique de cette évolution surprenante qu’on a voulu ici suivre à la trace, depuis les grottes ornées jusqu’à l’écran d’ordinateur. En réconciliant, pal une démarche médiologique, les approches matérielle et spirituelle du monde de l’art, trop souvent exclusives.
L’ère des images n’aura-t-elle été qu’une brève parenthèse entre le temps des » idoles » et celui du » visuel » où nous sommes entrés ?
La mise au jour des codes invisibles du visible dissipe en tout cas quelques mythes tenaces, tels que » l’histoire de l’Art » ou » la Civilisation de l’image « . En entrant dans la vidéosphère, avec le saut décisif du cinéma à la télévision et bientôt avec la révolution numérique, c’est sans doute aussi à » la société du spectacle » qu’il nous faut dire adieu.