{"id":1716,"date":"2021-10-20T12:18:28","date_gmt":"2021-10-20T10:18:28","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=1716"},"modified":"2021-11-27T22:12:35","modified_gmt":"2021-11-27T21:12:35","slug":"miguel-de-beistegui-lelan-du-desir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2021\/10\/20\/miguel-de-beistegui-lelan-du-desir\/","title":{"rendered":"Miguel de Beistegui &#8211; L&rsquo;\u00e9lan du d\u00e9sir"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1719 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/MiguelDeBeistegui-LElanDuDesir-211x300.jpg\" alt=\"\" width=\"211\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/MiguelDeBeistegui-LElanDuDesir-211x300.jpg 211w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/MiguelDeBeistegui-LElanDuDesir.jpg 351w\" sizes=\"auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/>On entend souvent dire que la diff\u00e9rence entre besoin et d\u00e9sir est que si le besoin n&rsquo;est pas satisfait, on peut mourir ou avoir des gros probl\u00e8mes. Ce ne serait pas le cas du d\u00e9sir. L&rsquo;auteur ne partage pas tout \u00e0 fait cet avis.<\/p>\n<p>Mais il part d&rsquo;une pens\u00e9e de Schopenhauer, selon qui, la vie oscille entre souffrance et ennui. le d\u00e9sir r\u00e9sulte d&rsquo;un manque, donc souffrance. Lorsque le d\u00e9sir est satisfait, il n&rsquo;y a plus de manque, donc ennui&#8230; jusqu&rsquo;\u00e0 trouver un nouveau d\u00e9sir. Par ailleurs, j&rsquo;ai rajout\u00e9 une citation sur ce point.<\/p>\n<p>Un corollaire et une r\u00e9flexion int\u00e9ressante de l&rsquo;auteur est que le d\u00e9sir ne peut pas exister dans le paradis (selon les religions), puisque rien ne manque. C&rsquo;est de le faute \u00e0 Adam et Eve que nous nous trouvons dans cette situation.<\/p>\n<p>A partir de cette id\u00e9e de Schopenhauer, l&rsquo;auteur nous balade parmi les pens\u00e9es des philosophes qui nous ont parl\u00e9 de ce que serait le d\u00e9sir : Platon, Spinoza, Barbaras, Kant, Nietzsche, Marx, Freud, Lacan, &#8230;<\/p>\n<p>On verra progresser et \u00e9voluer l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9part, et on constate que le d\u00e9sir est quelque chose plus complexe.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un livre de philo, donc pas forc\u00e9ment facile \u00e0 lire pour le scientifique matheux que je suis, mais \u00e7a vaut la peine de s&rsquo;accrocher. La partie la plus difficile est celle de la psychanalyse (je r\u00e9p\u00e8te, je suis un matheux&#8230;).<\/p>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>Distinct du besoin, le d\u00e9sir n&rsquo;est pas moins vital. Il est question du d\u00e9sir sit\u00f4t que nous voulons parler de vie humaine, et de ce que signifie \u00ab\u00a0vivre\u00a0\u00bb. Le d\u00e9sir n&rsquo;est pas un simple instinct par lequel nous nous efforcerions de conserver notre \u00eatre, et encore moins une \u00ab\u00a0pulsion de mort\u00a0\u00bb, visant l&rsquo;amoindrissement et m\u00eame la destruction de la vie elle-m\u00eame. Le d\u00e9sir n&rsquo;est pas l&rsquo;indice d&rsquo;un d\u00e9faut que la vie tendrait \u00e0 surmonter ou d&rsquo;une tension que nous nous efforcerions d&rsquo;apaiser. Il est cet \u00e9lan premier par lequel nous multiplions les rencontres et accroissons notre puissance d&rsquo;\u00eatre et d&rsquo;agir, ce d\u00e9bordement vers diff\u00e9rents horizons &#8211; la pens\u00e9e, l&rsquo;art, l&rsquo;amour, l&rsquo;amiti\u00e9, la politique parfois &#8211; o\u00f9 se joue le bonheur humain.<\/p>\n<p>Alternant descriptions litt\u00e9raires et discussion philosophique, Miguel de Beistegui revisite brillamment ce concept classique pour en montrer le caract\u00e8re toujours d\u00e9cisif, et m\u00eame urgent \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 semble s&rsquo;imposer l&rsquo;organisation \u00e9conomique, num\u00e9rique et mondiale du d\u00e9sir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On entend souvent dire que la diff\u00e9rence entre besoin et d\u00e9sir est que si le besoin n&rsquo;est pas satisfait, on peut mourir ou avoir des gros probl\u00e8mes. Ce ne serait pas le cas du d\u00e9sir. 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