{"id":1981,"date":"2022-01-13T11:55:21","date_gmt":"2022-01-13T10:55:21","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=1981"},"modified":"2022-09-20T23:01:03","modified_gmt":"2022-09-20T21:01:03","slug":"rudolf-hoess-le-commandante-dauschwitz-parle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2022\/01\/13\/rudolf-hoess-le-commandante-dauschwitz-parle\/","title":{"rendered":"Rudolf Hoess &#8211; Le commandante d&rsquo;Auschwitz parle"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1984 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/RudolfHoess-LeCommandantDAuschwitzParle-1.jpg\" alt=\"\" width=\"195\" height=\"297\" \/><\/p>\n<p>Ce livre a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en prison, en 1947, pour servir de t\u00e9moignage lors de son proc\u00e8s, sur conseil de ses avocats.<\/p>\n<p>Ce t\u00e9moignage avait comme but premier de relativiser sa culpabilit\u00e9. Si la plupart du contenu est exact, certaines parties sont adoucies ou inexactes &#8211; des pr\u00e9cisions qui ne pouvaient \u00eatre confirm\u00e9es que plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s. C&rsquo;est, donc, \u00e0 prendre avec pr\u00e9cautions.<\/p>\n<p>Il raconte son enfance, sa participation dans la Grande Guerre et son passage en prison entre 1924 et 1928, o\u00f9 il d\u00e9montre conna\u00eetre le mode de vie des prisonniers dans une prison normale. Et il se pr\u00e9sente comme un humaniste, concern\u00e9 par le bien \u00eatre des prisonniers.<\/p>\n<p>A Dachau, il souffre l&rsquo;influence de son sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique, <em>Theodor Eicke<\/em>. Il dit ne pas partager ses m\u00e9thodes brutales et m\u00eame avoir envie de quitter les SS.<\/p>\n<p>Dans le camp d&rsquo;Auschwitz, il dit s&rsquo;\u00eatre occup\u00e9 surtout des travaux d&rsquo;agrandissement du camp et avoir laiss\u00e9 la gestion des prisonniers \u00e0 ses collaborateurs qu&rsquo;il consid\u00e8re des incapables.<\/p>\n<p>Il se dit travailler beaucoup, tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans ses t\u00e2ches et ob\u00e9ir rigoureusement les ordres de Himmler.<\/p>\n<p>S&rsquo;il d\u00e9montre bien conna\u00eetre les m\u00e9thodes de gazage, il ne reconna\u00eet pas sa participation dans ce choix de m\u00e9thode de mise \u00e0 mort. Dans la derni\u00e8re partie du livre il d\u00e9crit avec pr\u00e9cision chronom\u00e9trique le processus de mise \u00e0 mort par gazage.<\/p>\n<p>S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il reconna\u00eet qu&rsquo;il y a eu des maltraitances des prisonniers qui n&rsquo;\u00e9taient pas gaz\u00e9s d\u00e8s leur arriv\u00e9e, la lecture de son r\u00e9cit donne l&rsquo;impression que ce n&rsquo;\u00e9tait pas syst\u00e9matique et qu&rsquo;il s&rsquo;opposait absolument \u00e0 toute maltraitance. Et par ailleurs il sugg\u00e8re (mais ne dit pas) que la cause principale des d\u00e9c\u00e8s de prisonniers n&rsquo;est pas la maltraitance par les SS.<\/p>\n<p>Il semble consid\u00e9rer bien plus grave les maltraitances des prisonniers que la mise \u00e0 mort dans les chambres \u00e0 gaz, qu&rsquo;il d\u00e9crit avec d\u00e9tails et froidement.<\/p>\n<p>Mais pourquoi cette diff\u00e9rence ? A mon avis, dans la t\u00eate de Hoe\u00ebss, il se disait que les maltraitances des prisonniers relevait de l&rsquo;initiative individuelle des gardiens, ils \u00e9taient m\u00e9chants, tandis que l&rsquo;extermination dans les chambres \u00e0 gaz relevait d&rsquo;un processus industriel, activit\u00e9 principale du camp, d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 plus haut niveau et faisant partie de la politique sociale, qu&rsquo;il approuvait, du Troisi\u00e8me Reich.<\/p>\n<p>Dans la partie conclusion il fini par dire que la d\u00e9cision d&rsquo;an\u00e9antissement de la race juive \u00e9tait une mauvaise d\u00e9cision, il reste un nazi antis\u00e9mite convaincu.<\/p>\n<p>Finalement, si on reste \u00e0 la lecture de ce livre et si on fait abstraction de ce que l&rsquo;on conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 sur le fonctionnement du camp d&rsquo;Auschwitz, on peut penser que Rudolf Ho\u00ebss \u00e9tait, peut-\u00eatre, juste quelqu&rsquo;un avec un fond \u00e0 priori humaniste, tout en \u00e9tant un nazi antis\u00e9mite convaincu, qui ne faisait qu&rsquo;ob\u00e9ir des ordres sans, et que c&rsquo;est le contexte qui lui a fait devenir ce personnage. La Banalit\u00e9 du Mal, comme dans le cas de <em>Adolf Eichmann<\/em>&#8230;<\/p>\n<p>Quelques morceaux de texte, mis comme des citations, donnent une id\u00e9e de la \u00ab\u00a0sinc\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb de ce t\u00e9moignage.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le contenu tendancieux et pas exact, ce livre reste int\u00e9ressant du point de vue historique. Un autre livre \u00e9crit avec plus d&rsquo;objectivit\u00e9 est celui de Robert Merle &#8211; La mort est mon m\u00e9tier &#8211; s\u00fbrement plus proche de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le livre \u00ab\u00a0L&rsquo;H\u00e9ritage du commandant\u00a0\u00bb, <em>Rainer Hoss<\/em>, petit-fils de <em>Rudolf Hoss<\/em>, raconte que son grand-p\u00e8re est toujours v\u00e9n\u00e9r\u00e9 par sa famille et consid\u00e9r\u00e9 comme un h\u00e9ros, ce qu&rsquo;il lui a fait couper tout lien avec sa famille.<\/p>\n<p>Citations<\/p>\n<p>(p.69 &#8211; Dans la prison de Bradenburg &#8211; 1924-1928)<\/p>\n<blockquote><p>Les dirigeants des p\u00e9nitenciers \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;occuper plus attentivement de chaque prisonnier et de ses soucis personnels. Quand aux prisonniers eux-m\u00eames, on avait d\u00e9cid\u00e9 de les soumettre \u00e0 un syst\u00e8me qui leur permettrait, s&rsquo;ils faisaient preuve de bonne conduite, d&rsquo;application au travail et du d\u00e9sir de se r\u00e9habiliter, d&rsquo;atteindre, apr\u00e8s deux \u00e9tapes interm\u00e9diaires (qui comportaient chacune des privil\u00e8ges importants et jusqu&rsquo;alors impensables) un troisi\u00e8me stade qui leur faciliterait une lib\u00e9ration anticip\u00e9e avec sursis. Dans le meilleur des cas, ou pouvait obtenir ainsi la r\u00e9duction d&rsquo;une moiti\u00e9 de la peine.<\/p>\n<p>Parmi les huit cents prisonniers de notre p\u00e9nitencier, je fus le premier \u00e0 atteindre cette troisi\u00e8me \u00e9tape. Jusqu&rsquo;au jour de ma lib\u00e9ration il ne se trouva qu&rsquo;une douzaine d&rsquo;autres prisonniers qui furent reconnus dignes de recevoir les trois galons qu&rsquo;on m&rsquo;avait octroy\u00e9s. Dans mon cas, toutes les conditions n\u00e9cessaires pour obtenir cette faveur \u00e9taient acquises d&rsquo;avance : on ne m&rsquo;avait ni puni ni admonest\u00e9; ma somme de travail quotidienne \u00e9tait toujours largement d\u00e9pass\u00e9e, je purgeais pour la premi\u00e8re fois une peine de prison, je n&rsquo;avais pas perdu mes droits civiques et j&rsquo;\u00e9tais consid\u00e9r\u00e9 comme un criminel politique.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p.70 &#8211; Dans la prison de Bradenburg &#8211; 1924-1928)<\/p>\n<blockquote><p>Quelques jours de p\u00e9nitencier avaient suffit pour me ramener \u00e0 la raison. Une lettre exp\u00e9di\u00e9e par un de mes avocats avait d\u00e9truit mes derniers espoirs : j&rsquo;en avais pour dix ans de travaux forc\u00e9s. D\u00e9sormais je voyais clair et j&rsquo;allais agir en cons\u00e9quence. Jusqu&rsquo;alors j&rsquo;avais v\u00e9cu au jour le jour ; j&rsquo;avais pris la vie telle qu&rsquo;elle s&rsquo;offrait \u00e0 moi sans jamais envisager s\u00e9rieusement l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Maintenant les loisirs n&rsquo;allaient pas me manquer pour r\u00e9fl\u00e9chir sur mes actes pass\u00e9s, pour d\u00e9finir mes erreurs et mes faiblesses et pour me pr\u00e9parer \u00e0 une existence ult\u00e9rieure plus f\u00e9conde.<br \/>\nCertes, j&rsquo;avais appris un m\u00e9tier au cours des p\u00e9riodes o\u00f9 je n&rsquo;\u00e9tais pas appel\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 des corps francs. J&rsquo;\u00e9tais devenu un passionn\u00e9 de l&rsquo;agriculture et mes certificats \u00e9taient l\u00e0 pour attester que j&rsquo;avais toutes chances pour r\u00e9ussir dans ce domaine : j&rsquo;y avais d\u00e9j\u00e0 fait mes preuves.<\/p>\n<p>Ce qui me manquait encore c&rsquo;\u00e9tait la compr\u00e9hension du vrai sens de la vie. Cela peut para\u00eetre paradoxal : derri\u00e8re les murs de la prison, je m&rsquo;\u00e9tais mis \u00e0 le chercher &#8230; pour le trouver beaucoup plus tard.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 94)<\/p>\n<blockquote><p>Dans les prisons et dans les camps de concentration, le travail, est, certes, une obligation impos\u00e9e par la force. Et pourtant chaque prisonnier est capable de fournir un libre effort \u00e0 condition d&rsquo;\u00eatre bien trait\u00e9. Sa satisfaction int\u00e9rieure r\u00e9agit sur tout son \u00e9tat d&rsquo;esprit, tandis que le m\u00e9contentement occasionn\u00e9 par le travail peut rendre toute sa vie insupportable.<\/p>\n<p>Combien de souffrances et de malheurs auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s si les inspecteurs du travail et les chefs de commandos s&rsquo;\u00e9taient donn\u00e9 la peine de prendre ces faits en consid\u00e9ration, s&rsquo;ils avaient ouvert leurs yeux lorsqu&rsquo;ils traversaient les ateliers et les chantiers.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 136 &#8211; Auschwitz)<\/p>\n<blockquote><p>La multitude et la vari\u00e9t\u00e9 de mes travaux, comme on le comprendra ais\u00e9ment, ne me laissaient que fort peu de temps pour m&rsquo;occuper sp\u00e9cialement des prisonniers. J&rsquo;\u00e9tais oblig\u00e9 de confier cette t\u00e2che \u00e0 des subordonn\u00e9s aussi peu recommandables que Fritzsch, Meier, Seidler et Palitzsch, tout en sachant d&rsquo;avance qu&rsquo;ils ne dirigeraient pas le camp conform\u00e9ment \u00e0 mes id\u00e9es et \u00e0 mes intentions.<\/p>\n<p>Mais je ne pouvais suffire \u00e0 tout. Un choix s&rsquo;imposait \u00e0 moi : il fallait m&rsquo;occuper uniquement des prisonniers ou poursuivre avec toute l&rsquo;\u00e9nergie possible la reconstruction et l&rsquo;agrandissement du camp. Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, il fallait s&rsquo;engager tout entier, un compromis \u00e9tait impensable. Or, la construction et l&rsquo;agrandissement du camp \u00e9taient ma t\u00e2che essentielle et devaient le rester au cours des ann\u00e9es suivantes, m\u00eame lorsque maintes autres besognes vinrent s&rsquo;y ajouter. <strong>C&rsquo;est \u00e0 cette t\u00e2che que je vouais tout mon temps, toute ma pens\u00e9e.<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>(p.186 &#8211; Auschwitz devient un camp d&rsquo;extermination)<\/p>\n<blockquote><p>\u00c0 plusieurs reprises, il est arriv\u00e9 aux hommes du commando sp\u00e9cial de retrouver des parents parmi les cadavres ou parmi ceux qu&rsquo;ils conduisaient dans les chambres \u00e0 gaz. Cela les affectait visiblement, sans jamais donner lieu \u00e0 un incident.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 moi-m\u00eame t\u00e9moin d&rsquo;un cas semblable. En sortant un cadavre d&rsquo;une chambre \u00e0 gaz, un homme du commando sp\u00e9cial fit soudain un geste de surprise et s&rsquo;arr\u00eata p\u00e9trifi\u00e9; mais au bout d&rsquo;un bref instant, il rejoignit ses camarades en tra\u00eenant le cadavre. Je m&rsquo;adressai aussit\u00f4t au kapo pour lui demander de se renseigner sur ce qui \u00e9tait arriv\u00e9. J&rsquo;appris ainsi que le Juif avait d\u00e9couvert la femme parmi les cadavres. Je l&rsquo;observai encore pendant un bon moment, mais je ne remarquai rien de particulier : il continuait \u00e0 tra\u00eener ses cadavres. Lorsque je revins au bout de quelque temps aupr\u00e8s du commando, je le vis install\u00e9 \u00e0 manger avec les autres, comme si rien n&rsquo;\u00e9tait arriv\u00e9. Avait-il r\u00e9ussi \u00e0 dominer son \u00e9motion ou \u00e9tait-il devenu indiff\u00e9rent \u00e0 une telle trag\u00e9die.<\/p>\n<p>Je me suis toujours demand\u00e9 comment ces Juifs du Sonderkommando trouvaient en eux-m\u00eames la force n\u00e9cessaire pour accomplir jour et nuit leur horrible besogne. Esp\u00e9raient-ils qu&rsquo;un miracle les sauverait, au seuil de la mort ? Ou \u00e9taient-ils devenus trop l\u00e2ches, trop abrutis, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu tant d&rsquo;horreurs, pour mettre fin \u00e0 leurs jours et pour \u00e9chapper ainsi \u00e0 leur atroce existence ? Bien que j&rsquo;y aie souvent pens\u00e9 je n&rsquo;ai pas r\u00e9ussi \u00e0 trouver l&rsquo;explication \u00e0 leur conduite.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p.217 &#8211; Conclusion)<\/p>\n<blockquote><p>Aujourd&rsquo;hui, je reconnais aussi que l&rsquo;extermination des Juifs constituait une erreur, une erreur totale. C&rsquo;est cet an\u00e9antissement en masse qui a attir\u00e9 sur l&rsquo;Allemagne la haine du monde entier. Il n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;aucune utilit\u00e9 pour la cause antis\u00e9mite, bien au contraire, il a permis \u00e0 la juiverie de se rapprocher de son but final.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la direction de la S\u00e9curit\u00e9 du Reich, ce n&rsquo;\u00e9tait que l&rsquo;organe d&rsquo;ex\u00e9cution, le bras policier prolong\u00e9 d&rsquo;Himmler. Cette direction et les camps de concentration eux-m\u00eames n&rsquo;\u00e9taient destin\u00e9s qu&rsquo;\u00e0 servir la volont\u00e9 d&rsquo;Himmler et les intentions d&rsquo;Adolf Hitler.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 amplement expliqu\u00e9 dans les pages pr\u00e9c\u00e9dentes l&rsquo;origine des horreurs qui se sont produites dans les camps de concentration. Pour ma part, je ne les ai jamais approuv\u00e9s. Je n&rsquo;ai jamais maltrait\u00e9 un d\u00e9tenu; je n&rsquo;en ai jamais tu\u00e9 un seul de mes propres mains. je n&rsquo;ai jamais tol\u00e9r\u00e9 des abus de mes subordonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Et lorsque j&rsquo;entends maintenant parler, au cours de l&rsquo;interrogatoire, des tortures \u00e9pouvantables qu&rsquo;on a impos\u00e9es aux d\u00e9tenus d&rsquo;Auschwitz et d&rsquo;autres camps, cela me donne le frisson. Je savais certes qu&rsquo;\u00e0 Auschwitz et d&rsquo;autres camps les d\u00e9tenus \u00e9taient maltrait\u00e9s par les SS, par les employ\u00e9s civils et pour le moins autant, par leurs propres compagnons d&rsquo;infortune. Je m&rsquo;y suis oppos\u00e9 par tous les moyens \u00e0 ma disposition. Mes efforts ont \u00e9t\u00e9 inutiles. &#8230;<\/p><\/blockquote>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>Dans sa premi\u00e8re \u00e9dition, en 1959, le Comit\u00e9 international d&rsquo;Auschwitz pr\u00e9sentait ainsi ce livre : \u00ab\u00a0Rudolf Hoess a \u00e9t\u00e9 pendu \u00e0 Auschwitz en ex\u00e9cution du jugement du 2 avril 1947. C&rsquo;est au cours de sa d\u00e9tention \u00e0 la prison de Cracovie, et dans l&rsquo;attente du proc\u00e8s, que l&rsquo;ancien commandant du camp d&rsquo;Auschwitz a r\u00e9dig\u00e9 cette autobiographie. [&#8230;]<\/p>\n<p>Con\u00e7u dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d&rsquo;att\u00e9nuer la responsabilit\u00e9 de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses \u00e9gaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumi\u00e8re accablante sur la gen\u00e8se et l&rsquo;\u00e9volution de la \u00ab\u00a0Solution finale&rsquo; et du syst\u00e8me concentrationnaire. Ce \u00ab\u00a0compte rendu sinc\u00e8re&rsquo; repr\u00e9sente l&rsquo;un des actes d&rsquo;accusation les plus \u00e9crasants qu&rsquo;il nous ait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de conna\u00eetre contre le r\u00e9gime dont se r\u00e9clame l&rsquo;accus\u00e9, et au nom duquel il a sacrifi\u00e9, comme ses pairs et sup\u00e9rieurs, des millions d&rsquo;\u00eatres humains en abdiquant sa propre humanit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce livre a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en prison, en 1947, pour servir de t\u00e9moignage lors de son proc\u00e8s, sur conseil de ses avocats. Ce t\u00e9moignage avait comme but premier de relativiser sa culpabilit\u00e9. 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