{"id":2005,"date":"2022-01-18T00:58:58","date_gmt":"2022-01-17T23:58:58","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=2005"},"modified":"2022-09-20T00:09:29","modified_gmt":"2022-09-19T22:09:29","slug":"robert-merle-la-mort-est-mon-metier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2022\/01\/18\/robert-merle-la-mort-est-mon-metier\/","title":{"rendered":"Robert Merle &#8211; La mort est mon m\u00e9tier"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2007 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/RoberMerle-LaMortEstMonMetier-183x300.jpg\" alt=\"\" width=\"183\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/RoberMerle-LaMortEstMonMetier-183x300.jpg 183w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/RoberMerle-LaMortEstMonMetier.jpg 304w\" sizes=\"auto, (max-width: 183px) 100vw, 183px\" \/><\/p>\n<p>C&rsquo;est un livre assez dure \u00e0 lire puisque \u00e7a concerne des faits r\u00e9els.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est ni un roman, ni une biographie. Robert Merle propose une reconstitution de la vie de Rudolf H\u00f6ss, commandant du camp de concentration de Auschwitz. \u00c9tant une tentative de reconstitution, le personnage principal se nomme Rudolf Lang et pas Rudolf H\u00f6ss.<\/p>\n<p>Les sources utilis\u00e9es par Robert Merle sont, d&rsquo;une part, l&rsquo;autobiographie, si on peut le consid\u00e9rer ainsi, de Rudolf H\u00f6ss &#8211; Le commandant de Auschwitz parle, qui est en fait un t\u00e9moignage, ou argumentation de sa d\u00e9fense lors de son proc\u00e8s \u00e0 la fin de la guerre, et dont on peut avoir quelques doutes sur la parfaite sinc\u00e9rit\u00e9. La deuxi\u00e8me source ce sont les \u00e9changes que Robert Merle a eu avec le Capitaine G.M. Gilbert, un des trois psychiatres qui ont interview\u00e9 les prisonniers nazis lors du proc\u00e8s de Nuremberg. Lors de ce proc\u00e8s, Rudolf H\u00f6ss a \u00e9t\u00e9 entendu comme t\u00e9moin et pas comme accus\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9, par la suite, remis entre les mains des polonais qui l&rsquo;on jug\u00e9, condamn\u00e9 mort et pendu dans le camp d&rsquo;Auschwitz, dans un des gibets qu&rsquo;il avait fait construire pour pendre les d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>G.M. Gilbert a publi\u00e9\u00e9 \u00ab\u00a0The Nuremberg Diary\u00a0\u00bb (en anglais), o\u00f9 il mentionne Rudolf H\u00f6ss en 4 parties avec un total de 12 pages. Un autre psychiatre, Leon Goldensonh inclut le compte rendu d&rsquo;entretien avec Rudolf Ho\u00ebss dans le livre Entretiens de Nuremberg. L&rsquo;autre psychiatre, Douglas Kelley, n&rsquo;a pas publi\u00e9 ses notes, mais son histoire a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le livre Le Nazi et le psychiatre, de Jack El-Hal &#8211; il est question seulement des accus\u00e9s, principalemement Go\u00ebring. Il &lsquo;y a pas mention \u00e0 Rudolf H\u00f6ss.<\/p>\n<p>Les deux premiers tiers du livre sont d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l&rsquo;enfance, jeunesse, affiliation au parti Nazi, l&rsquo;assassinat d&rsquo;un suppos\u00e9 tra\u00eetre allemand, ce qui lui a valu un passage en prison, condamn\u00e9 \u00e0 10 ans de r\u00e9clusion. Il a purg\u00e9 6 ans, lib\u00e9r\u00e9 par bonne conduite. Cette partie sert surtout \u00e0 comprendre sa personnalit\u00e9, impr\u00e9gn\u00e9e d&rsquo;un tr\u00e8s fort antis\u00e9mitisme et ce qui, pour lui, \u00e9tait un code d&rsquo;honneur absolu sup\u00e9rieur \u00e0 tout sentiment d&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Cela appara\u00eet nettement lorsqu&rsquo;il ne s&rsquo;estime pas mauvais, impitoyable, parce qu&rsquo;il dit n&rsquo;avoir jamais brutalis\u00e9 un d\u00e9tenu, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a aucun remords d&rsquo;avoir assassin\u00e9 quelques millions d&rsquo;\u00eatres humains dans les chambres \u00e0 gaz. La diff\u00e9rence, pour lui est que dans le premier cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une initiative personnelle et dans le deuxi\u00e8me, de l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un ordre re\u00e7u de son hi\u00e9rarchie.<\/p>\n<p>Quelques passages qui font \u00ab\u00a0froid dans le dos\u00a0\u00bb paraissent dans les citations.<\/p>\n<p>On rel\u00e8ve quelques diff\u00e9rences entre ce livre et l&rsquo;autobiographie.<\/p>\n<p>Dans ce livre, il s&rsquo;attribue l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;utiliser du Zyklon-B dans les chambres \u00e0 gaz, tandis que dans l&rsquo;autobiographie et dans le compte rendu de Goldensohn il l&rsquo;attribue \u00e0 une suggestion de son chef de camp auxiliaire. Il est bien possible que la premi\u00e8re hypoth\u00e8se soit la bonne.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me diff\u00e9rence concerne la r\u00e9action de son \u00e9pouse lorsqu&rsquo;elle apprend, par hasard d&rsquo;un autre officier SS trop loquace, ce qui se passe vraiment dans le camp. Dans ce livre, son \u00e9pouse semble le rejeter tr\u00e8s fortement au point de s&rsquo;enfermer dans sa chambre. Dans le compte rendu de Goldensohn, il confirme la fa\u00e7on dont sa femme a appris le fonctionnement d&rsquo;Auschwitz mais dit ne pas avoir des d\u00e9saccords graves avec elle. Une recherche sur internet montre que, \u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;un de ses petit-fils (Rainer H\u00f6ss), toute la famille reste profond\u00e9ment antis\u00e9mite et garde toujours une grande admiration pour Rudolf H\u00f6ss.<\/p>\n<p>Dans ce livre il y a un passage qui sugg\u00e8re, si c&rsquo;est vrai, sa notion d&rsquo;honneur. Il a consid\u00e9r\u00e9 le suicide de Himmler comme un acte d&rsquo;extr\u00eame l\u00e2chet\u00e9. Ce que lui, Rudolf Ho\u00ebss consid\u00e9rait que tout ce qu&rsquo;il \u00e9tait une stricte ob\u00e9issance des ordres \u00e9mises par son sup\u00e9rieur, en tant que soldat et dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;Allemagne. Il consid\u00e9rait que Himmler n&rsquo;aurait pas du se suicider, mais assumer la responsabilit\u00e9 de ses ordres. C&rsquo;est juste \u00e7a qui lui a fait croire que la d\u00e9cision d&rsquo;extermination n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 une bonne d\u00e9cision, m\u00eame s&rsquo;il restait franchement antis\u00e9mite.<\/p>\n<p>Obs : on retrouve parfois le nom de famille \u00e9crit comme Ho\u00ebss ou H\u00f6ss.<\/p>\n<h2>Citations<\/h2>\n<p>(p. 10)<\/p>\n<blockquote><p>Pour peu qu&rsquo;on y r\u00e9fl\u00e9chisse, cela d\u00e9passe l&rsquo;imagination que des hommes du XX\u00e8me si\u00e8cle, vivant dans un pays civilis\u00e9 d&rsquo;Europe aient \u00e9t\u00e9 capables de mettre tant de m\u00e9thode, d&rsquo;ing\u00e9niosit\u00e9 et de dons cr\u00e9ateurs \u00e0 construire un immense ensemble industriel o\u00f9 ils se donnaient pour but d&rsquo;assassiner en masse leurs semblables.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 11)<\/p>\n<blockquote><p>Il y a eu sous le Nazisme des centaines, des milliers, de Rudolf Lang (Ho\u00ebss), moraux \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;immoralit\u00e9, consciencieux sans conscience, petits cadres que leur s\u00e9rieux et leurs \u00ab\u00a0m\u00e9rites\u00a0\u00bb portaient aux plus hauts emplois. Tout ce que Rudolf fit, il le fit non par m\u00e9chancet\u00e9, mais au nom de l&rsquo;imp\u00e9ratif cat\u00e9gorique, par fid\u00e9lit\u00e9 au chef, par soumission \u00e0 l&rsquo;ordre, par respect pour l&rsquo;\u00c9tat. Bref, en homme de devoir : et c&rsquo;est en cela justement qu&rsquo;il est monstrueux.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 304-305)<\/p>\n<blockquote><p>Je d\u00e9sesp\u00e9rais presque de trouver une solution \u00e0 cette difficult\u00e9 majeure quand un hasard providentiel me la fournit. Une semaine avant la date fix\u00e9e par le Reichsf\u00fchrer pour la remise du plan, je fus averti officiellement de la visite de l&rsquo;Inspecteur des Champs Gruppenf\u00fchrer Goertz. En cons\u00e9quence, je fis proc\u00e9der ) un grand nettoyage des locaux du KL et la veille de l&rsquo;inspection, je les inspectai moi-m\u00eame avec la plus grande minutie. Je tombai ainsi sur une petite pi\u00e8ce o\u00f9 \u00e9tait entass\u00e9 un monceau de petites bo\u00eetes cylindriques marqu\u00e9es \u00ab\u00a0Giftgas\u00a0\u00bb, et au dessous \u00ab\u00a0Zyklon B\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait le reliquat du mat\u00e9riel que la firme Weerle et Frischler avait apport\u00e9, un an auparavant, de Hambourg, pour d\u00e9barrasser de leur vermine les casernes des artilleurs polonais. Ces bo\u00eetes pesaient un kilo, elles \u00e9taient herm\u00e9tiquement closes, et quand on les ouvrait, je me rappelai qu&rsquo;elles r\u00e9v\u00e9laient des cristaux verts qui; au contact de l&rsquo;oxyg\u00e8ne de l&rsquo;air, d\u00e9gageaient aussit\u00f4t leur gaz. Je me souvenais aussi que Weerle et Frischler nous avaient envoy\u00e9 deux aides techniques, que ceux-ci avaient mis des masques \u00e0 gaz, et pris toutes sortes de pr\u00e9cautions avant d&rsquo;ouvrir les bo\u00eetes, et j&rsquo;en conclus que ce gaz \u00e9tait tout aussi dangereux pour l&rsquo;homme que pour la vermine.<\/p>\n<p>Je d\u00e9cidai imm\u00e9diatement de mettre ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve. Je fis percer dans le mur des deux installations provisoires de Birkenau un trou du diam\u00e8tre convenable, et je le munis d&rsquo;une soupape ext\u00e9rieure. Des inaptes, au nombre de 200, ayant \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s dans la salle, je fis d\u00e9verser le contenu d&rsquo;une bo\u00eete de \u00ab\u00a0Zyklon B\u00a0\u00bb par cette ouverture. Aussit\u00f4t, des hurlements s&rsquo;\u00e9lev\u00e8rent, et la porte et les murs r\u00e9sonn\u00e8rent de coups violents. Puis, les cris faiblirent, les coups se firent moins violents, et au bout de cinq minutes, in silence total r\u00e9gna. Je fis mettre leurs masques \u00e0 gaz aux SS, et je donnai l&rsquo;ordre d&rsquo;ouvrir toutes les ouvertures pour \u00e9tablir un courant d&rsquo;air. J&rsquo;attendis encore quelques minutes et je p\u00e9n\u00e9trai le premier dans la salle. La mort avait fait son \u0153uvre.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 370 &#8211; inauguration)<\/p>\n<blockquote><p>Le stratag\u00e8me eu plein de succ\u00e8s : d\u00e8s que Himmler f\u00fbt arriv\u00e9, des Scharf\u00fchrer travers\u00e8rent la foule avec des grandes bo\u00eetes en carton, les Dolmetscher cri\u00e8rent l&rsquo;annonce dans les haut-parleurs, il y eu un murmure de contentement, le d\u00e9shabillage se fit dans un temps record, et tous les juifs, avec un empressement joyeux, se pr\u00e9cipit\u00e8rent dans la chambre \u00e0 gaz.<\/p>\n<p>Les Scharf\u00fchrer sortirent un \u00e0 un, ils se compt\u00e8rent, et Pick referma la lourde porte de ch\u00eane sur le convoi. Je demandai au Reichsf\u00fchrer s&rsquo;il d\u00e9sirait jeter un coup d\u2019\u0153il par le hublot. Il inclina la t\u00eate, je m&rsquo;\u00e9cartai, et au m\u00eame moment, les cris et les coups sourds contre les murs commenc\u00e8rent. Himmler regarda sa montre, fit de l&rsquo;ombre sur le verre avec sa main, et regarda un bon moment. Son visage \u00e9tait impassible. Quand il eut fini, il fit signe aux officiers de sa suite qu&rsquo;ils pouvaient voir.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cela, je le conduisis dans la cour du Cr\u00e9ma, et je lui montrai les chemin\u00e9es en b\u00e9ton par lesquels les cristaux venaient d\u2019\u00eatre jet\u00e9s. La suite de Himmler nous rejoignit, j&rsquo;entra\u00eenait le groupe \u00e0 la chaufferie, et je continuai mes explications. Au bout d&rsquo;un moment, une sonnerie stridente retenti, et je dis : \u00ab\u00a0C&rsquo;est Pick qui demande le ventilateur, Herr Reichsf\u00fchrer. Le gazage est fini.\u00a0\u00bb Le pr\u00e9pos\u00e9 abaissa une manette, un ronflement sourd et puissant \u00e9branla l&rsquo;air, et Himmler regarda de nouveau sa montre.<\/p>\n<p>On regagna la chambre \u00e0 gaz. Je montrai au groupe les colonnes de t\u00f4le perfor\u00e9e, sans oublier de mentionner que c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 Pick que je les devais. Des d\u00e9tenus du Sonderkommando, chauss\u00e9s de hautes bottes de caoutchouc, dirigeaient de puissants jets d&rsquo;eau sur les grappes de cadavres. J&rsquo;en expliquai la raison \u00e0 Himmler. Derri\u00e8re mon dos, un officier de la suite chuchota d&rsquo;une voix moqueuse : \u00ab\u00a0Eh bien, on leur donne quand m\u00eame une douche, apr\u00e8s tout !\u00a0\u00bb. Il y eut deux ou trois rires \u00e9touff\u00e9s. Himmler ne tourna pas la t\u00eate, et son visage resta impassible.<\/p>\n<p>On remonta au rez-de-chauss\u00e9e et on gagna la salle des fours. L&rsquo;ascenseur n\u00b0 2 arrivait au m\u00eame moment, la grille s&rsquo;ouvrit automatiquement, et les d\u00e9tenus du Sonder commenc\u00e8rent \u00e0 placer les corps sur les chariots. Ceux-ci pass\u00e8rent ensuite devant un Kommando qui r\u00e9cup\u00e9rait les bagues, un Kommando de coiffeurs qui coupaient les cheveux, et un Kommando de dentistes qui arrachaient les dents en or. Un Quatri\u00e8me Kommando enfournait les corps. Himmler observa toute l&rsquo;op\u00e9ration, phase apr\u00e8s phase, sans dire un mot. Il marqua un temps d&rsquo;arr\u00eat un peu plus long devant les dentistes : leur dext\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait remarquable.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Le Reichsf\u00fchrer Himmler bougea la t\u00eate, et le bas de son visage s&rsquo;\u00e9claira&#8230;<br \/>\n<em>&#8211; Le F\u00fchrer, dit-il d&rsquo;une voix nette, a ordonn\u00e9 la solution d\u00e9finitive du probl\u00e8me juif en Europe.<\/em><br \/>\nIl fit une pause et ajouta :<br \/>\n<em>&#8211; Vous avez \u00e9t\u00e9 choisi pour ex\u00e9cuter cette t\u00e2che.<\/em><br \/>\nJe le regardai. Il dit s\u00e8chement :<br \/>\n<em>&#8211; Vous avez l&rsquo;air effar\u00e9. Pourtant, l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;en finir avec les Juifs n&rsquo;est pas neuve.<\/em><br \/>\n<em>&#8211; Nein, Herr Reichsf\u00fchrer. Je suis seulement \u00e9tonn\u00e9 que ce soit moi qu&rsquo;on ait choisi&#8230;<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est un livre assez dure \u00e0 lire puisque \u00e7a concerne des faits r\u00e9els. Ce n&rsquo;est ni un roman, ni une biographie. 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