{"id":2457,"date":"2022-09-02T17:34:39","date_gmt":"2022-09-02T15:34:39","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=2457"},"modified":"2022-09-02T17:34:39","modified_gmt":"2022-09-02T15:34:39","slug":"max-hastings-la-division-das-reich-tulle-oradour-sur-glane-normandie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2022\/09\/02\/max-hastings-la-division-das-reich-tulle-oradour-sur-glane-normandie\/","title":{"rendered":"Max Hastings &#8211; La Division Das Reich : Tulle, Oradour-sur-Glane, Normandie"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2459 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/MaxHastings-LaDivisionDasReich-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/MaxHastings-LaDivisionDasReich-200x300.jpg 200w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/MaxHastings-LaDivisionDasReich.jpg 333w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<p>Ce livre raconte la travers\u00e9e, heureusement, pleine d&#8217;emb\u00fbches de la Division Das Reich pour aller de Montauban jusqu&rsquo;\u00e0 la Normandie. Cette division a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e en renfort des forces allemandes lors du d\u00e9barquement du 6 juin 1944.<\/p>\n<p>On a beaucoup parle des deux grands massacres pratiqu\u00e9s par cette division : Tulle &#8211; 99 pendus devant la population convoqu\u00e9e &#8211; et Oradour-sur-Glane &#8211; toute la population assassin\u00e9e &#8211; mais il y a eu plusieurs autres.<\/p>\n<p>Pour simplifier, ces massacres sont arriv\u00e9s surtout en repr\u00e9sailles des actions de la r\u00e9sistance : sabotages ou embuscades dans le but de bloquer ou, au moins, retarder l&rsquo;avancement de la Division. Et, effectivement, il semblerait que la r\u00e9sistance a diminu\u00e9 le rythme apr\u00e8s le massacre d&rsquo;Oradour-sur-Glane.<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit met en valeur les moindres d\u00e9tails de comment tout s&rsquo;est pass\u00e9. En particulier la m\u00e9sentente entre le FTP (Franc-Tireurs et Partisans &#8211; les communistes) et l&rsquo;AS (Arm\u00e9e Secr\u00e8te). Les premiers se sentaient autonomes et n&rsquo;ob\u00e9issaient les ordres arrivant de l&rsquo;Angleterre (de Gaulle). Cette m\u00e9sentente, dans un sens plus global de la deuxi\u00e8me guerre m&rsquo;int\u00e9resserait, mais pas encore trouv\u00e9 une source satisfaisante.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du livre il y a une discussion sur quelques controverses historiques. Est-ce que le retard impos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avanc\u00e9e de la Division Das Reich a r\u00e9ellement chang\u00e9 le cours de l&rsquo;histoire du d\u00e9barquement ? Il semblerait que pas forc\u00e9ment et que la perc\u00e9e des alli\u00e9s serait juste retard\u00e9e. Ou alors, est-ce que les pertes humaines \u00e9taient justifi\u00e9es ? Certains ont estim\u00e9 tout \u00e0 fait l\u00e9gitimes les repr\u00e9sailles allemandes vu qu&rsquo;il avait encore une Occupation (voir citations).<\/p>\n<p>Ce livre a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en 1982 et r\u00e9-\u00e9dit\u00e9 mais, semble-t-il, sans grandes modifications. Peut-\u00eatre que des nouvelles informations ont pu \u00eatre disponibles depuis. L&rsquo;auteur reconna\u00eet que certaines questions restent et resteront sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>En plus des sources d&rsquo;informations officielles disponibles \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque l&rsquo;auteur a pu s&rsquo;entretenir personnellement avec des acteurs, aussi bien fran\u00e7ais mais aussi des membres de la Division Das Reich encore envie dans les ann\u00e9es 80 (ceux qui ont accepter d&rsquo;en parler) et cela donne une toute autre dimension \u00e0 cet ouvrage.<\/p>\n<h2>Citations<\/h2>\n<p>(p. 183)<\/p>\n<blockquote><p>CITOYENS DE TULLE!<\/p>\n<p>Quarante soldats allemands ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s de la fa\u00e7on la plus abominable par les bandes communistes. La population paisible\u00a0\u00bb a subi la terreur. Les autorit\u00e9s militaires ne d\u00e9sirent que l&rsquo;ordre et la tranquillit\u00e9. La population loyale de la ville le d\u00e9sire \u00e9galement. La fa\u00e7on affreuse et l\u00e2che avec laquelle les soldats allemands ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s prouve que les \u00e9l\u00e9ments du communisme destructeur sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Il est for regrettable qu&rsquo;il y ait eu aussi des agents de police ou des gendarmes fran\u00e7ais qui, en abandonnant leur poste, n&rsquo;ont pas suivi la consigne donn\u00e9e et ont fait cause commune avec les communistes.<\/p>\n<p>Pour les maquis et ceux qui les aident, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une peine, le supplice de la pendaison. Ils ne connaissent pas le combat ouvert, ils n&rsquo;ont pas le sentiment de l&rsquo;honneur. 40 soldats allemands ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s par le maquis. 120 maquis ou leurs complices seront pendus. Leurs corps seront jet\u00e9s dans le fleuve.<\/p>\n<p>A l&rsquo;avenir, pour chaque soldat allemand qui sera bless\u00e9, trois maquis seront pendus; pour chaque soldat allemand qui sera assassin\u00e9, dix maquis ou un nombre \u00e9gal de leurs complices seront pendus \u00e9galement.<\/p>\n<p>J&rsquo;exige la collaboration loyale de la population civile pour combattre efficacement l&rsquo;ennemi commun, les bandes communistes.<\/p>\n<p>Tulle, le 9 juin 1944<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral commandant les troupes allemandes<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 227-228)<\/p>\n<blockquote><p>Le maire (de la commune de Terrasson) soulag\u00e9, comme ses administr\u00e9s, allait pouvoir \u00e0 nouveau faire, le 13 juin, un compte rendu des \u00e9v\u00e9nements :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je profite d&rsquo;un train blind\u00e9 allant \u00e0 P\u00e9rigueux pour exp\u00e9dier cette lettre. Nous avons vu des horreurs; Nous sommes sains et saufs mais le prix est terrible : quatre tu\u00e9s, trois bless\u00e9s, , la mairie incendi\u00e9e, huit maisons d\u00e9truites par les flammes ou l&rsquo;artillerie, la population terroris\u00e9e. Nous avons v\u00e9cu deux heures \u00e9pouvantables, tous les habitants entass\u00e9s sur la place, des mitrailleuses braqu\u00e9es sur eux, un homme pendu au balcon de la maison contigu\u00eb&#8230; Je ne sais Dieu comment j&rsquo;ai pu conserver un calme surhumain&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis apr\u00e8s coup il \u00e9crivit encore le 9 juillet avec le recul n\u00e9cessaire \u00e0 plus de lucidit\u00e9:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le cycle est simple et se reproduit chaque fois : le maquis se livre \u00e0 une op\u00e9ration, les Allemands arrivent, le maquis s&rsquo;\u00e9vanouit dans les bois avec des pertes l\u00e9g\u00e8res, la population civile trinque, les Allemands s&rsquo;en vont et le maquis r\u00e9appara\u00eet. S&rsquo;il y a des pertes chez les Allemands le ch\u00e2timent est terrible. Il n&rsquo;est vraiment pas facile, dans ces circonstances, d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la fois le repr\u00e9sentant et le d\u00e9fenseur du peuple !\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 260)<\/p>\n<blockquote><p>L\u00e0, quand le grand portail se referma sur eux, quelque 400 femmes en enfants s&rsquo;entassaient \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du lieu saint, gard\u00e9s par deux SS arme au point. Il s&rsquo;entrouvrit pourtant encore une fois livrant le passage \u00e0 un groupe de soldats qui portaient une lourde caisse. Marguerite Rouffranche se rappelle encore combien elle fut frapp\u00e9e de leur extr\u00eame jeunesse. Ils d\u00e9pos\u00e8rent leur fardeau \u00e0 la crois\u00e9e du transept, allum\u00e8rent un cordon qui en sortait puis s&rsquo;\u00e9cart\u00e8rent. Une \u00e9paisse fum\u00e9e noire fusa alors de la caisse qui semblait contenir un dispositif incendiaire. Affol\u00e9s, femmes et enfants se recul\u00e8rent cherchant en vain un abri en hurlant. Post\u00e9s \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 ouest de l&rsquo;\u00e9glise les soldats pointaient leurs armes tout en d\u00e9goupillant des grenades, qu&rsquo;aux premiers coups de feu tir\u00e9s dans les granges ils lanc\u00e8rent en vidant leurs chargeurs sur les malheureux. Puis, s&rsquo;apercevant que des femmes s&rsquo;engouffraient dans la sacristie, quelques soldats y coururent, enfonc\u00e8rent la porte et liquid\u00e8rent les infortun\u00e9es qui s&rsquo;y \u00e9taient blotties. Mme Rouffranche vit tomber sa fille, tu\u00e9e net. Elle se laissa choir sur le dallage et resta immobile. Deux gamins de dix et douze ans courant vers un confessionnal furent abattus \u00e0 bout portant, dans la nuque. L&rsquo;un des gar\u00e7ons Levignac, (l&rsquo;autre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 mort dans une grange avec les hommes), le petit Dominique Forest, la petite Renaud (quatre ans), Lucien et Marcel Boulestin &#8211; que leur m\u00e8re avait consciencieusement d\u00e9barbouill\u00e9s sous un pommier afin qu&rsquo;ils soient propres pour la visite m\u00e9dicale &#8211; Bernadette Cordeau, Roger Joyeux (quatre ans), Henri Joyeux (cinq ans), Mme Leroy, dont les papiers \u00e9taient en r\u00e8gle, Mme Belivier qui avait envoy\u00e9 un fils se cacher, la m\u00e8re juive qui avait laiss\u00e9 ses enfants sous l&rsquo;escalier, tous p\u00e9rirent cet apr\u00e8s-midi l\u00e0 dans l&rsquo;\u00e9glise avec 400 autres personnes.<\/p>\n<p>Les landaus, les chaises, les confessionnaux, les murs furent cribl\u00e9s d&rsquo;impacts de balles dans l&rsquo;horrible cacophonie m\u00ealant clameurs et d\u00e9tonations. Des femmes, des enfants dont les v\u00eatements br\u00fblaient coururent dans un indescriptible affolement en tous sens, tentant en vain de s&rsquo;\u00e9chapper, avant que les SS empilant paille et chaises sur les cadavres et les bless\u00e9s y mettent le feu avant de se retirer.<\/p>\n<p>Une femme, une seule, \u00e9chappa au carnage : Mme Rouffranche. Il y avait en effet trois fen\u00eatres derri\u00e8re l&rsquo;autel. S&rsquo;aidant du marchepied dont l&rsquo;abb\u00e9 se servait pour allumer les cierges, elle se hissa sur une saillie situ\u00e9e au -dessus et sauta par l&rsquo;une d&rsquo;elles. Elle tomba trois m\u00e8tres plus bas et, en se relevant, aper\u00e7ut une autre femme qui tentait de l&rsquo;imiter. C&rsquo;\u00e9tait Henriette Joyeux qui tenait dans ses bras son nourrisson de sept mois. Mais celui-ci lui \u00e9chappa des mains et tomba. Ses cris alert\u00e8rent les Allemands qui accoururent et abattirent la m\u00e8re infortun\u00e9e qui retomba, morte, dans l&rsquo;\u00e9glise. Le b\u00e9b\u00e9 fut lui aussi tu\u00e9 sur place.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 328)<\/p>\n<blockquote><p>Le mar\u00e9chal Bernard Montgomery lui-m\u00eame commandant du 21\u00e8me groupd d&rsquo;arm\u00e9es britanniques en 1944, qui combattit en 1921 les insurg\u00e9s irlandais en tant que major de brigade, ob\u00e9issait aux m\u00eames r\u00e9flexes : \u00ab\u00a0Toute mon attention se portait sur la d\u00e9faite des rebelles, \u00e9crivit-il, et le nombre des maisons incendi\u00e9es ne m&rsquo;a jamais tracass\u00e9. Tout civil ou r\u00e9publicain, soldat ou agent de police qui s&rsquo;en prend \u00e0 un officier ou un soldat est fusill\u00e9 sur-le-champ\u00a0\u00bb. En r\u00e9alit\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;opinion publique int\u00e9rieure les e\u00fbt contraints \u00e0 en annuler l&rsquo;ordre, les Britanniques appliqu\u00e8rent aux rebelles irlandais une politique de repr\u00e9sailles officielles comportant la destruction syst\u00e9matique par incendie des maisons de ceux qui leur pr\u00eataient assistance. Le g\u00e9n\u00e9ral Maxwell avait fait ex\u00e9cuter les chefs de la r\u00e9volte de 1016 et interner en Angleterre leurs partisans et, r\u00e9fl\u00e9chissant plus tard \u00e0 son exp\u00e9rience irlandaise, Montgomery confirma : \u00ab\u00a0A mon avis, pour gagner une guerre de ce genre il faut \u00eatre sans piti\u00e9; Cromwell ou les Allemands l&rsquo;auraient exp\u00e9di\u00e9e en cinq sec.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Notons d&rsquo;aillers que Montgomeri n&rsquo;a jamais manifest\u00e9 d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ou d&rsquo;estime envers les r\u00e9sistants fran\u00e7ais alors que le g\u00e9n\u00e9ral Eisenhower en revanche, apr\u00e8s la Lib\u00e9ration rendit un vibrant hommage \u00e0 leur contribution. Mais \u00ab\u00a0Monty\u00a0\u00bb a toujours en fait paru garder l&rsquo;aversion du soldat de m\u00e9tier pour les irr\u00e9guliers quelle que f\u00fbt la cause de leur combat. Peut-\u00eatre m\u00eame s&rsquo;est-il sournoisement et paradoxalement senti solidaire des officiers de la Wehrmacht qui, durant l&rsquo;Occupation, s&rsquo;\u00e9tonnaient qu&rsquo;on leur reproch\u00e2t de fusiller des r\u00e9sistants arm\u00e9s alors que le gouvernement fran\u00e7ais avait sign\u00e9 un armistice avec l&rsquo;Allemagne.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>8 juin 1944. La division Das Reich, forte de 15000 hommes, quitte Montauban en direction de la Normandie sous le commandement du g\u00e9n\u00e9ral Heinz Lammerding.<\/p>\n<p>Entrav\u00e9e dans sa progression par la R\u00e9sistance, des op\u00e9rations de commando et les bombardements de l&rsquo;aviation alli\u00e9e, elle va sur son trajet acqu\u00e9rir une terrible notori\u00e9t\u00e9, en se livrant, \u00e0 Tulle et \u00e0 Oradour-sur-Glane, \u00e0 deux repr\u00e9sailles sanglantes. Ces exactions barbares allaient avoir d&rsquo;importantes cons\u00e9quences au niveau strat\u00e9gique. Car si la division Das Reich \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 temps sur les lieux du d\u00e9barquement, elle aurait, sinon permis aux forces allemandes de rejeter les alli\u00e9s \u00e0 la mer, du moins contribu\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rer l&rsquo;issue de la bataille, retardant du m\u00eame coup la lib\u00e9ration rapide de la France.<\/p>\n<p>Voici l&rsquo;une des pages les plus douloureuses et les plus extraordinaires de la guerre secr\u00e8te dont certains \u00e9pisodes n&rsquo;avaient encore jamais \u00e9t\u00e9 racont\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce livre raconte la travers\u00e9e, heureusement, pleine d&#8217;emb\u00fbches de la Division Das Reich pour aller de Montauban jusqu&rsquo;\u00e0 la Normandie. Cette division a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e en renfort des forces allemandes lors du d\u00e9barquement du 6 juin 1944. On a beaucoup<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[24,17],"tags":[],"class_list":["post-2457","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","category-lecture","comments-off"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2457"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2466,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457\/revisions\/2466"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}