{"id":2974,"date":"2023-06-22T21:30:09","date_gmt":"2023-06-22T19:30:09","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=2974"},"modified":"2023-06-25T00:11:59","modified_gmt":"2023-06-24T22:11:59","slug":"jerome-mathis-combien-vaut-une-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2023\/06\/22\/jerome-mathis-combien-vaut-une-vie\/","title":{"rendered":"J\u00e9r\u00f4me Mathis &#8211; Combien vaut une vie ?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2976 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/JeromeMathis-CombienVautUneVie-197x300.jpg\" alt=\"\" width=\"197\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/JeromeMathis-CombienVautUneVie-197x300.jpg 197w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/JeromeMathis-CombienVautUneVie-672x1024.jpg 672w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/JeromeMathis-CombienVautUneVie-768x1170.jpg 768w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/JeromeMathis-CombienVautUneVie.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><\/p>\n<p>J&rsquo;ai trouv\u00e9 ce livre r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 dans un article de blog assez int\u00e9ressant : <em>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/theconversation.com\/les-politiques-publiques-doivent-elles-sauver-des-vies-ou-des-annees-de-vie-en-plus-206423\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les politiques publiques doivent-elles sauver des vies ou des ann\u00e9es de vie en plus ?<\/a>\u00ab\u00a0<\/em> par Fran\u00e7ois L\u00e9v\u00e8que et \u00c9mile Quinet. J\u00e9r\u00f4me Mathis est professeur d&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Paris-Dauphine.<\/p>\n<p>On a l&rsquo;habitude, par le c\u00f4t\u00e9 humaniste, de penser que la \u00ab\u00a0vie n&rsquo;a pas de prix\u00a0\u00bb. Dans certaines religions on apprend que seul Dieu a le droit d&rsquo;enlever la vie \u00e0 quelqu&rsquo;un. Donc, c&rsquo;est sacr\u00e9 et aucun montant ne pourrait \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une vie.<\/p>\n<p>Et pourtant, nous voyons, tout le temps, une \u00ab\u00a0valeur \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 une vie\u00a0\u00bb. Bien s\u00fbr, on ne peut pas acheter une vie de quelqu&rsquo;un : c&rsquo;est ill\u00e9gal et immoral.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;accidents, ou de meurtres, la justice peut attribuer une somme \u00e0 la famille de la victime. Les compagnies d&rsquo;assurance ajoutent tr\u00e8s souvent un montant \u00e0 la prime en cas de d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;assur\u00e9 (pr\u00eat pour acquisition de logement, par exemple). A chaque cas correspond un mode de calcul diff\u00e9rent et cela d\u00e9pend aussi du pays.<\/p>\n<p>La notion de \u00ab\u00a0valeur statistique de la vie\u00a0\u00bb est souvent utilis\u00e9e dans les d\u00e9cisions d&rsquo;investissements. Il s\u2019agit d\u2019une valeur statistique refl\u00e9tant la diminution d\u2019un risque individuel (non identifi\u00e9) de d\u00e9c\u00e8s qui r\u00e9sulte d\u2019une politique publique. \u00c7a permet, par exemple, de d\u00e9finir le montant maximal que l&rsquo;on peut accorder \u00e0 un projet pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 avec risque minimal.<\/p>\n<p>Une autre situation est celle de la d\u00e9cision de qui sauver. Il y a le cas d&rsquo;\u00e9cole : le dilemme du tramway, mais il y a aussi le cas concret de la pand\u00e9mie. Si on a un dernier lit en r\u00e9animation et on doit choisir \u00e0 qui l&rsquo;attribuer : une m\u00e8re qui \u00e9lev\u00e9 seule son enfant ou une personne \u00e2g\u00e9e de plus de 80 ans. \u00c7a a concern\u00e9 des cas r\u00e9els, un choix corn\u00e9lien. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;\u00e9valuer la valeur d&rsquo;une vie, mais de choisir laquelle privil\u00e9gier dans l&rsquo;urgence en cas de ressources limit\u00e9es.<\/p>\n<p>Une partie assez d\u00e9taill\u00e9e est consacr\u00e9e \u00e0 la pand\u00e9mie COVID-19. Il est question de comprendre les choix qui ont \u00e9t\u00e9 faits dont certains, pas les meilleurs, ne peuvent pas \u00eatre \u00e9valu\u00e9es qu&rsquo;\u00e0 posteriori. En plus des contraintes li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie elle m\u00eame, le gouvernement a \u00e9t\u00e9 parfois soumis \u00e0 des pol\u00e9miques li\u00e9s plut\u00f4t \u00e0 des id\u00e9ologies, de la politique, de l&rsquo;ignorance. Voir le cas du confinement limit\u00e9 aux personnes \u00e2g\u00e9es ou \u00e0 risque.<\/p>\n<p>Il y a d&rsquo;autres ouvrages et articles sur le sujet, l&rsquo;auteur en cite plusieurs. Mais ce livre est tr\u00e8s r\u00e9cent, actualis\u00e9 et le sujet m\u00e9rite une vraie r\u00e9flexion. C&rsquo;est, disons, un \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;art\u00a0\u00bb tr\u00e8s bien \u00e9crit et agr\u00e9able \u00e0 lire, avec bien plus de contenu que ce r\u00e9sum\u00e9.<\/p>\n<p>Je classe les \u00e9conomistes dans trois cat\u00e9gories : ceux qui ne pensent qu&rsquo;aux chiffres, les militants politiques ou id\u00e9ologiques et les humanistes, ceux qui portent un regard sur un th\u00e8me et se contentent de laisser les d\u00e9cisions aux vrais d\u00e9cideurs. J\u00e9rome Mathis semble faire partie ce cette derni\u00e8re cat\u00e9gorie. D&rsquo;autres comme lui sont Pierre-No\u00ebl Giraud et Fran\u00e7ois L\u00e9v\u00e8que.<\/p>\n<h2>Citations<\/h2>\n<p>(p. 106)<\/p>\n<blockquote><p>Combien la soci\u00e9t\u00e9 est-elle dispos\u00e9e \u00e0 payer pour sauver un citoyen ?<\/p>\n<p>Les \u00e9conomistes confront\u00e9s \u00e0 ce type de question utilisent le concept de \u00ab\u00a0valeur de la vie statistique\u00a0\u00bb. Celui-ci d\u00e9finit la somme d&rsquo;argent que la collectivit\u00e9 est pr\u00eate \u00e0 d\u00e9penser dans le but de r\u00e9duire l&rsquo;exposition au risque de chacun de ses membres.<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0statistique\u00a0\u00bb indique que la mesure concerne un individu non identifi\u00e9. Cette distinction entre \u00ab\u00a0vie identifi\u00e9e\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0vie statistique\u00a0\u00bb s&rsquo;illustre par la plus grande facilit\u00e9 avec laquelle des fonds peuvent \u00eatre collect\u00e9s aupr\u00e8s du grand public pour prolonger une vie identifi\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;anonyme. Comme le cas d&rsquo;une petite fille dont on pr\u00e9sente des photographies, par exemple sur les r\u00e9seaux sociaux, pour rassembler les fonds n\u00e9cessaires \u00e0 sa th\u00e9rapie. L&rsquo;\u00e9lan de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 populaire sera vraisemblablement plus vif qu&rsquo;avec une cagnotte visant \u00e0 financer une campagne de pr\u00e9vention contre les d\u00e9fenestrations accidentelles susceptible de sauver plusieurs enfants en bas \u00e2ge, mais non encore identifi\u00e9s.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 165)<\/p>\n<blockquote><p>La sant\u00e9 n&rsquo;a pas de prix, mais elle a un co\u00fbt, que tr\u00e8s peu de Fran\u00e7ais connaissent. Celui d&rsquo;une journ\u00e9e en r\u00e9animation et en soins intensifs s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 3000 euros. Une journ\u00e9e de chirurgie ambulatoire avoisine les 2000 euros, la journ\u00e9e en p\u00e9diatrie et obst\u00e9trique co\u00fbte plus de 1300 euros, et celle en g\u00e9riatrie d\u00e9passe les 600 euros. Notre pays consacre 11,3 % de son PIB aux d\u00e9penses courantes de sant\u00e9 (le taux le plus \u00e9lev\u00e9 de l&rsquo;Union europ\u00e9enne). Soit un d\u00e9boursement annuel de plus de 3700 euros par habitant.<\/p>\n<p>Du fait d&rsquo;une couverture g\u00e9n\u00e9reuse, mais opaque, les Fran\u00e7ais ne se sentent g\u00e9n\u00e9ralement pas concern\u00e9s par le co\u00fbt r\u00e9el des traitements dont ils b\u00e9n\u00e9ficient tout au long de leur vie. Cette opacit\u00e9 sera lev\u00e9e \u00e0 compter de 2022, par application d&rsquo;un d\u00e9cret qui stipule qu&rsquo;\u00e0 toute sortie d&rsquo;un \u00e9tablissement de sant\u00e9 le patient se fera d\u00e9livrer un document mentionnant les divers frais pris en charge par les tiers (r\u00e9gime obligatoire d&rsquo;assurance maladie et organisme d&rsquo;assurance maladie compl\u00e9mentaire).<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 211)<\/p>\n<blockquote><p><strong>La France aurait-elle pu adopter un confinement cibl\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p>Les retrait\u00e9s repr\u00e9sentent un quart de la population fran\u00e7aise et presque un tiers des \u00e9lecteurs. Il aurait \u00e9t\u00e9 politiquement \u00e9pineux de leur infliger un confinement sp\u00e9cifique. L&rsquo;id\u00e9e de prolonger le confinement pour les plus de 65 ans apr\u00e8s le 11 mai 2020 a bien \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9e au sein des cabinets minist\u00e9riels, mais face \u00e0 la mont\u00e9e en puissance de la pol\u00e9mique autour de ce sujet le pr\u00e9sident Macron \u00e9carte officiellement cette option \u00e0 la mi-avril. En septembre 2020, il affirme \u00e0 nouveau qu&rsquo;il est hors de question de confiner sp\u00e9cifiquement les seniors.<\/p>\n<p>La raison pour laquelle les retrait\u00e9s commen\u00e7aient \u00e0 exprimer une col\u00e8re, lorsque la rumeur d&rsquo;un maintien de confinement \u00e0 leur \u00e9gard se r\u00e9pandait au printemps 2020, est qu&rsquo;ils se sentaient victimes d&rsquo;une injustice.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 256)<\/p>\n<blockquote><p>Dans la France rurale du XIXe, la personne \u00e2g\u00e9e qui pendant quatre-vingt ans a vu comment se d\u00e9roulait l&rsquo;artisanat, la m\u00e9t\u00e9o ou la vie des champs avait des choses tr\u00e8s pr\u00e9cieuses \u00e0 dire pour la communaut\u00e9. Il en est, aujourd&rsquo;hui encore, de nombreuses contr\u00e9es isol\u00e9es d&rsquo;Afrique subsaharienne ou d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Les doyens sont les d\u00e9tenteurs d&rsquo;un savoir transmis \u00e0 l&rsquo;oral. Ils sont les garants de la m\u00e9moire ancestrale et connaissent mieux que les autres les plantes qui soignent, les crues des fleuves et la c\u00e9l\u00e9bration des rites. \u00ab\u00a0En Afrique, quand un vieillard meurt, c&rsquo;est toute une biblioth\u00e8que qui br\u00fble\u00a0\u00bb, \u00e9crivait l&rsquo;ethnologue malien Amadou Hamp\u00e2t\u00e9 Ba.<\/p>\n<p>Il est donc fort \u00e0 parier qu&rsquo;\u00e0 choisir entre sauver un jeune ou un vieux, certaines de ces soci\u00e9t\u00e9s opteraient pour une s\u00e9lection contraire \u00e0 la n\u00f4tre (comme celui de la France vis-\u00e0-vis des r\u00e9sidents des Ehpad durant l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie du Covid-19).<\/p>\n<p>ouir l&rsquo;Occident, les a\u00een\u00e9s sont moins pr\u00e9cieux que dans le pass\u00e9. En cause notamment, l&rsquo;acc\u00e8s imm\u00e9diat \u00e0 la plus grande biblioth\u00e8que du monde sur internet et l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;obsolescence des savoirs. Si, autrefois, le t\u00e9moignage d&rsquo;une personne \u00e2g\u00e9e \u00e9tait riche d&rsquo;enseignement dans tous les domaines, de nos jours personne n&rsquo;est dispos\u00e9 \u00e0 \u00e9couter un senior qui annonce : \u00ab\u00a0Je vais vous apprendre ce qu&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;informatique il y a quarante ans\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p.290)<\/p>\n<blockquote><p>Dans la gestion des risques, notre soci\u00e9t\u00e9 est prise en \u00e9tau. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les citoyens exigent une meilleure garantie de leur s\u00e9curit\u00e9 (a\u00e9rienne, environnementale, int\u00e9rieure, nationale, nucl\u00e9aire, professionnelle, routi\u00e8re, sanitaire&#8230;). Ils entendent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une vie plus longue et moins risqu\u00e9e. De l&rsquo;autre, les d\u00e9cideurs doivent trancher sur des questions auxquelles la population refuse d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9e. L&rsquo;absence de d\u00e9bat public met en p\u00e9ril le fondement d\u00e9mocratique des politiques retenues. De plus, le manque d&rsquo;harmonisation des crit\u00e8res utilis\u00e9s entrave la coh\u00e9rence de cette gestion \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale.<\/p>\n<p>Cet \u00e9tau peut \u00eatre desserr\u00e9 de deux mani\u00e8res. La premi\u00e8re est de freiner les exigences citoyennes. La seconde est d&rsquo;inviter \u00e0 lever le tabou sur le rapport entre la vie et l&rsquo;argent. Cet ouvrage vise la seconde approche. Il ambitionne de participer au travail de p\u00e9dagogie n\u00e9cessaire pour l&rsquo;adoption de crit\u00e8res \u00e9conomiques transparents en mati\u00e8re de pr\u00e9vention des risques, susceptibles de nourrir des prises de d\u00e9cision d\u00e9mocratiques et rationnelles.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Table de Mati\u00e8res<\/h2>\n<ul>\n<li>Introduction<\/li>\n<li>Le prix de la vie devant les tribunaux<\/li>\n<li>L&rsquo;indemnisation des victimes par l&rsquo;\u00c9tat<\/li>\n<li>La gestion des risques par l&rsquo;analyse co\u00fbt-avantage<\/li>\n<li>La valeur de la vie pour le minist\u00e8re de la Sant\u00e9<\/li>\n<li>Diff\u00e9rentes vies ont-elles diff\u00e9rentes valeurs ?<\/li>\n<li>Conclusion g\u00e9n\u00e9rale<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>\u00abMais la vie n\u2019a pas de prix!\u00bb est la premi\u00e8re r\u00e9ponse commun\u00e9ment obtenue des citoyens interrog\u00e9s sur la valeur de la vie. L\u2019opinion publique fait du lien entre l\u2019argent et la vie un sujet tabou. Or, ce tabou nous co\u00fbte cher, alerte J\u00e9r\u00f4me Mathis, tant du point de vue \u00e9conomique qu\u2019humain. La France en aurait d\u2019ailleurs pay\u00e9 le prix fort avec la crise du Covid-19.<\/p>\n<p>Pour l\u2019auteur, le temps est venu de briser ce tabou et d\u2019attribuer une valeur transparente \u00e0 la vie afin d\u2019engager les Fran\u00e7ais dans une gestion plus coh\u00e9rente de l\u2019ensemble de leurs risques (alimentaire, \u00e9cologique, industriel, nucl\u00e9aire, sanitaire, technologique, terroriste\u2026). Dans ce livre plein d\u2019enseignements, d\u00e9couvrez combien la valeur de la vie diff\u00e8re d\u2019une administration fran\u00e7aise \u00e0 une autre; pourquoi les tribunaux et le droit fran\u00e7ais sont inadapt\u00e9s aux enjeux du XXIe si\u00e8cle; quelle incidence a la r\u00e9forme du prix du soin sur les pratiques hospitali\u00e8res et le tri des patients; comment le point de vue des \u00e9conomistes charg\u00e9s d\u2019assigner un \u00abprix\u00bb \u00e0 la vie s\u2019est transfigur\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies; et pourquoi il ne faut pas conf\u00e9rer la m\u00eame valeur \u00e0 toutes les vies dans la programmation des voitures sans conducteur, et plus g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019intelligence artificielle et des robots \u00e0 venir.<\/p>\n<p><em>Combien vaut une vie ?<\/em> montre que le temps est venu d&rsquo;attribuer une valeur transparente \u00e0 la vie afin d&rsquo;engager la France dans une gestion plus coh\u00e9rente de l&rsquo;ensemble des risques auxquels sont expos\u00e9s les citoyens (alimentaire, \u00e9cologique, industriel, nucl\u00e9aire, routier, sanitaire, technologique, terroriste, &#8230;)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai trouv\u00e9 ce livre r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 dans un article de blog assez int\u00e9ressant : \u00ab\u00a0Les politiques publiques doivent-elles sauver des vies ou des ann\u00e9es de vie en plus ?\u00ab\u00a0 par Fran\u00e7ois L\u00e9v\u00e8que et \u00c9mile Quinet. 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