{"id":3014,"date":"2023-07-02T20:39:05","date_gmt":"2023-07-02T18:39:05","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=3014"},"modified":"2023-07-02T20:39:05","modified_gmt":"2023-07-02T18:39:05","slug":"etienne-klein-courts-circuits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2023\/07\/02\/etienne-klein-courts-circuits\/","title":{"rendered":"Etienne Klein &#8211; Courts-circuits"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3015 alignright\" src=\"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-207x300.jpg\" alt=\"\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-207x300.jpg 207w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-707x1024.jpg 707w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-768x1113.jpg 768w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-1060x1536.jpg 1060w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits-1414x2048.jpg 1414w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/EtienneKlein-CourtsCircuits.jpg 1671w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/p>\n<p>Etienne Klein qui, tr\u00e8s souvent, fait de la vulgarisation de la science poss\u00e8de deux casquettes : physicien et philosophe des sciences. Il \u00e9crit ce livre avec les deux casquettes mais surtout avec la deuxi\u00e8me. Un peu aussi comme philosophe tout court et comme historien des sciences.<\/p>\n<p>Il pratique, dans ce livre, un exercice int\u00e9ressant : choisir deux th\u00e8mes qui \u00e0 priori n&rsquo;ont rien \u00e0 voir l&rsquo;un avec l&rsquo;autre et essaye de trouver un lien entre les deux., ce qu&rsquo;il appelle un <em>\u00ab\u00a0Court-circuit\u00a0\u00bb<\/em>. Ce sont dix chapitres, dix couples de th\u00e8mes et dix court-circuits. Les chapitres peuvent \u00eatre lus dans n&rsquo;importe lequel ordre &#8211; et m\u00eame saut\u00e9s.<\/p>\n<p>Parfois le lien peut \u00eatre parfois <em>\u00ab\u00a0capilotract\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> (tir\u00e9 par les cheveux), terme qu&rsquo;il utilise parfois. Ils ont tous un rapport avec les sciences.<\/p>\n<p>Parfois il est question des coulisses des d\u00e9couvertes. Toute d\u00e9couverte scientifique a ses coulisses. Et c&rsquo;est souvent plus int\u00e9ressant que la d\u00e9couverte elle m\u00eame.<\/p>\n<p>En fait, c&rsquo;est un exercice de pens\u00e9e que nous pouvons tous le faire. Prenez deux th\u00e8mes quelconques que vous connaissez bien ou alors deux \u00e9v\u00e9nements que vous avez v\u00e9cu. Le lien entre Einstein et les Rolling Stones part de son adolescence quand il avait dans sa chambre deux posters d&rsquo;Einstein avec un poster des Stones entre les deux. C&rsquo;est maintenant qu&rsquo;il a voulu chercher un lien, autre que ses go\u00fbts de jeunesse.<\/p>\n<h2>Citations<\/h2>\n<p>(p. 104)<\/p>\n<blockquote><p>Cet infini radicalement s\u00e9par\u00e9 du fini et lui-m\u00eame d\u00e9ployable \u00e0 l&rsquo;infini semble n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;un probl\u00e8me pour math\u00e9maticiens \u00e9pris de haute voltige. Pour Cavaill\u00e8s, j&rsquo;ai l&rsquo;intime conviction qu&rsquo;il posait de surcro\u00eet deux questions fondamentales d&rsquo;ordre moral : comment doit-on vivre quand l&rsquo;infini se transmute en r\u00e9f\u00e9rence existentielle ? Et comment faire pour l&rsquo;inscrire dans la finitude de sa propre vie ?<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 110)<\/p>\n<blockquote><p>Quant \u00e0 la philosophie, elle ne doit pas selon lui (Jean Cavaill\u00e8s) se couper des sciences, encore moins de la raison. Elle doit m\u00eame ambitionner de devenir une \u00ab\u00a0th\u00e9orie de la raison\u00a0\u00bb en s&rsquo;inspirant davantage des math\u00e9matiques que de la litt\u00e9rature, de la m\u00eame fa\u00e7on que Spinoza, dans son \u00c9thique, proc\u00e9da de fa\u00e7on rigoureuse, par d\u00e9finitions, axiomes, scolies et corollaires. Car philosopher, c&rsquo;est d&rsquo;abord et surtout comprendre, c&rsquo;est-\u00e0-dire effectuer des d\u00e9monstrations, construire des preuves, et non se r\u00e9pandre en confidences subjectives. La recherche de la v\u00e9rit\u00e9 proc\u00e8de d&rsquo;une esp\u00e8ce d&rsquo;asc\u00e8se : elle exige de ne pas se laisser parasiter par les \u00ab\u00a0passions tristes\u00a0\u00bb, l&rsquo;\u00e9panchement des \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me de l&rsquo;intellect, l&rsquo;exhibition complaisante des affres du cogito, encore moins par les parades de l&rsquo;affect ou de l&rsquo;ego. Elle implique en somme qu&rsquo;on \u00ab\u00a0s&rsquo;oublie un peu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce que Jean Cavaill\u00e8s fit &#8211; beaucoup.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Table de Mati\u00e8res<\/h2>\n<ol>\n<li>Faire et penser. Le parti pris de Pascal<\/li>\n<li>Effroi, donc joie. Le\u00e7ons de Michel Serres (1930-2019)<\/li>\n<li>Einstein, des Stones<\/li>\n<li>La raison rend-elle raison de la d\u00e9raison ?<\/li>\n<li>L&rsquo;infini \u00e0 la face du fini. La morale d&rsquo;acier de Jean Cavaill\u00e8s (1903-1944)<\/li>\n<li>Sexe \u00ab\u00a0faible\u00a0\u00bb, sciences \u00ab\u00a0dures\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>L&rsquo;imagination au secours de la r\u00e9alit\u00e9<\/li>\n<li>Les mots et l&rsquo;impesanteur<\/li>\n<li>Images, mirages et canulars<\/li>\n<li>Hasard et destin<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Par habitude, par n\u00e9cessit\u00e9 ou en raison de la faiblesse de notre intelligence d\u00e9pass\u00e9e par le tsunami des savoirs et des informations, nos fa\u00e7ons ordinaires de nourrir la vie des id\u00e9es consistent \u00e0 la d\u00e9couper en secteurs, \u00e0 la compartimenter en disciplines, \u00e0 l&rsquo;atomiser en petites sp\u00e9cialit\u00e9s \u00e9tiquet\u00e9es bien comme il faut. Il s&rsquo;agira ici de suivre le chemin inverse, de briser les enclos, s&rsquo;encanailler, provoquer des courts-circuits au petit bonheur la chance et, si possible, des \u00e9tincelles.<\/p>\n<p>D&rsquo;associer des \u00e9l\u00e9ments trop souvent s\u00e9par\u00e9s dans les analyses : physique et philosophie, pens\u00e9e et action, r\u00e9alit\u00e9 et imagination, hasard et destin, infini math\u00e9matique et engagement existentiel, intelligence analytique et courage physique, Einstein et Rolling Stones, image et mirage, langage et impesanteur, raison et d\u00e9raison&#8230; Mettons le nez dehors, inventons une chimie nouvelle, b\u00e2tissons des mol\u00e9cules litt\u00e9raires \u00e0 partir d&rsquo;atomes disciplinaires ! \u00ab\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Etienne Klein qui, tr\u00e8s souvent, fait de la vulgarisation de la science poss\u00e8de deux casquettes : physicien et philosophe des sciences. 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