{"id":3383,"date":"2024-10-07T23:26:22","date_gmt":"2024-10-07T21:26:22","guid":{"rendered":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=3383"},"modified":"2024-10-07T23:27:06","modified_gmt":"2024-10-07T21:27:06","slug":"jean-sevilla-moralement-correct","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2024\/10\/07\/jean-sevilla-moralement-correct\/","title":{"rendered":"Jean S\u00e9villa &#8211; Moralement correct"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3385 alignright\" src=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/JeanSevillia-MoralementCorrect-179x300.jpg\" alt=\"\" width=\"179\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/JeanSevillia-MoralementCorrect-179x300.jpg 179w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/JeanSevillia-MoralementCorrect-611x1024.jpg 611w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/JeanSevillia-MoralementCorrect-768x1287.jpg 768w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/JeanSevillia-MoralementCorrect.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 179px) 100vw, 179px\" \/><\/p>\n<p>Cet ouvrage passe en revue les id\u00e9es derri\u00e8re le \u00ab\u00a0politiquement correct\u00a0\u00bb qui risque de devenir un jour le \u00ab\u00a0moralement correct\u00a0\u00bb. Id\u00e9es que l&rsquo;auteur estime soutenues par la g\u00e9n\u00e9ration \u00ab\u00a0<em>baby boom<\/em>\u00ab\u00a0, ceux qui avant autour de 20 ans en 1968. Et pour dire clairement, ce sont pour la plupart des th\u00e8mes \u00ab\u00a0progressistes\u00a0\u00bb : l&rsquo;immigration, l&rsquo;anticolonialisme, les \u00e9trangers, la vision sociale selon les progressistes, &#8230; Certains th\u00e8mes n&rsquo;\u00e9taient pas encore tr\u00e8s visibles au moment de la sortie de l&rsquo;ouvrage, tels le genre (LGBTQIA+)&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur traite chacun de l&rsquo;ensemble de ces sujets (voir table des mati\u00e8res) avec des contre-arguments d\u00e9montrant souvent les incoh\u00e9rences, voir des absurdit\u00e9s. Des tr\u00e8s nombreux morceaux m\u00e9riteraient appara\u00eetre comme des citations.<\/p>\n<p>On rel\u00e8ve surtout l&rsquo;individualisme et une pr\u00e9occupation avec les sujets sociaux qui me semble relever de l&rsquo;utopie, voire de la dystopie. Int\u00e9ressant noter que l&rsquo;auteur rel\u00e8ve l&rsquo;impact de la fin du service militaire obligatoire sur ces sujets. Le service militaire permettait de transmettre des valeurs qui se perdent.<\/p>\n<p>Ce livre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 2008, seize ans d\u00e9j\u00e0, mais il reste d&rsquo;actualit\u00e9. Les th\u00e8mes sont quasiment les m\u00eames mais, \u00e0 mon avis, les d\u00e9fenseurs de ces th\u00e8mes sont devenus bien plus agressifs, surtout lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;extr\u00eame gauche avec qui le dialogue est quasiment impossible.<\/p>\n<h2>Table des mati\u00e8res<\/h2>\n<p>* Une r\u00e9volution silencieuse<br \/>\n1. Moi je<br \/>\n2. Plaisir et d\u00e9pendances<br \/>\n3. Sexe attitude<br \/>\n4. Le couple et l&rsquo;enfant roi<br \/>\n5. Le droit au (non-) travail<br \/>\n6. C&rsquo;est la faute \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9<br \/>\n7. Sans papiers mon amour<br \/>\n8. Citoyens du monde<br \/>\n9. L&rsquo;\u00c9tat sans moi<br \/>\n10. France cultures<br \/>\n* La morale, ce cha\u00eenon manquant<\/p>\n<h2>Citations<\/h2>\n<p>(p. 19)<\/p>\n<blockquote><p>R\u00e9p\u00e9t\u00e9es par tous les moyens et sur tous les tons, de l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, amplifi\u00e9es par la complicit\u00e9 active d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration de responsables politiques, sociaux et culturels qui ont eu 20 ans en 1968, ces id\u00e9es forment le fond de l&rsquo;air du temps. S&rsquo;y soumettre serait une obligation morale (et bient\u00f4t juridique). C&rsquo;est cela le moralement correct : une morale revisit\u00e9e par le politiquement correct. \u00c0 force d&rsquo;\u00eatre ressass\u00e9es, ces id\u00e9es sont plus ou moins int\u00e9rioris\u00e9es par chacun.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 30)<\/p>\n<blockquote><p>En 2005, Laurent Lafforgue est nomm\u00e9 par le chef de l&rsquo;\u00c9tat au Haut Conseil de l&rsquo;\u00c9ducation. Cette instance, nouvellement cr\u00e9\u00e9e par la loi Fillon, a pour but d&rsquo;\u00e9mettre des avis sur le socle commun de connaissances \u00e0 ma\u00eetriser en fin de troisi\u00e8me, et de se prononcer sur la formation des enseignants. Lafforge, \u00e2g\u00e9 de 39 ans, est un math\u00e9maticien-chercheur , m\u00e9daill\u00e9 Fields 2002 : une t\u00eate. Un mois apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9, il \u00e9crit au pr\u00e9sident du HCE une lettre qui sera rendue publique : \u00ab\u00a0Je suis arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion que notre syst\u00e8me \u00e9ducatif public est en voie de de destruction totale. Cette destruction est le r\u00e9sultat de toutes les politiques et de toutes les r\u00e9formes men\u00e9es par tous les gouvernements depuis la fin des ann\u00e9es 1960. Ces politiques ont \u00e9t\u00e9&amp; inspir\u00e9es par une id\u00e9ologie qui consiste \u00e0 ne plus accorder de valeur au savoir, et qui m^le la volont\u00e9 de faire jouer \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole en priorit\u00e9 d&rsquo;autres r\u00f4les que l&rsquo;instruction.\u00a0\u00bb Quelques jours plus tard, le dangereux rebelle est pri\u00e9 de d\u00e9missionner pour \u00ab\u00a0propos violents\u00a0\u00bb contre l&rsquo;\u00c9ducation nationale. L&rsquo;enseignement fait naufrage, mais il n&rsquo;est pas moralement correct de le faire remarquer.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 104-105)<\/p>\n<blockquote><p>Que repr\u00e9sentent les syndicats \u00ab\u00a0repr\u00e9sentatifs\u00a0\u00bb ? Toutes organisations confondues, le taux de syndicalisation ne d\u00e9passe pas 7% des salari\u00e9s. Sur une population de 24 millions d&rsquo;actifs, les effectifs des trois principales centrales r\u00e9unissent moins de 1,2 millions de personnes. La r\u00e9alit\u00e9 syndicale, de plus est un miroir d\u00e9formant : alors que quatre actifs sur cinq travaillent pour une entreprise priv\u00e9e, les deux tiers des syndiqu\u00e9s viennent du secteur public. Aveu d&rsquo;un syndicaliste : \u00ab\u00a0Nous repr\u00e9sentons les salari\u00e9s qui ont le moins besoin d&rsquo;\u00eatre prot\u00e9g\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 112-113)<\/p>\n<blockquote><p>Les Fran\u00e7ais vivent sur leur capital, sans voir qu&rsquo;il fond jour apr\u00e8s jour. Au m\u00eame moment, en Orient, en Asie ou en Europe de l&rsquo;Est, des nations \u00e9mergent sur la sc\u00e8ne mondiale bouleversent la donne. Maintenant, 85% des produits de consommation courante sont import\u00e9s de Chine. M\u00eame les plus improbables: une jolie lampe proven\u00e7ale, une guirlande de No\u00ebl ? Elles portent l&rsquo;\u00e9tiquette made in China. Aucun article vendu aux Galeries Lafayette n&rsquo;est fabriqu\u00e9 en France. Il ne sert \u00e0 rien de maudire le plombier polonais : lui, il bosse. Nous ne r\u00e9sisterons pas \u00e0 l&rsquo;assaut de pays o\u00f9 les salaires sont inf\u00e9rieurs, et o\u00f9 il n&rsquo;y a pas de gr\u00e8ves ou de syndicats bloquant toute \u00e9volution, si rien ne modifie notre organisation \u00e9conomique et sociale.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce sont des habitudes collectives qu&rsquo;il faut changer\u00a0\u00bb, conclut le rapport Pebereau. Pour r\u00e9duire la d\u00e9pense publique, tout le monde devra s&rsquo;y mettre : les politiques qui sacrifient au cour terme par souci \u00e9lectoral, les corporations qui ne voient que leurs int\u00e9r\u00eats, et tous les Fran\u00e7ais coll\u00e9s \u00e0 leurs avantages acquis. Pour produire plus, les freins \u00e0 l&rsquo;initiative devront \u00eatre desserr\u00e9s. Pour embaucher plus, le droit du travail devra \u00eatre assoupli. Pour retrouver de la croissance, la pression fiscale devra diminuer.<\/p>\n<p>Rien de devrait \u00eatre tabou, des statuts de la fonction publique ou de l&rsquo;\u00e2ge de la retraite, du monopole de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale ou du RMI. Entre la rigidit\u00e9 aveugle \u00e0 la fran\u00e7aise et la flexibilit\u00e9 sauvage \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine, estime Michel Godet, il reste \u00e0 inventer une \u00ab\u00a0flexibilit\u00e9 \u00e0 visage humain, avec un march\u00e9\u00a0\u00bb du travail fonctionnant comme un vrai march\u00e9, et des individus pay\u00e9s en fonction de leur comp\u00e9tence\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 145)<\/p>\n<blockquote><p>Le 14 novembre 2005, lors de la crise des banlieues, Jacques Chirac s&rsquo;adresse au pays, expliquant qu&rsquo;il faudra d\u00e9sormais faire d&rsquo;\u00e9normes efforts pour accepter et \u00ab\u00a0assumer la diversit\u00e9 fran\u00e7aise\u00a0\u00bb. En clair, comment le d\u00e9put\u00e9 UMP Pierre B\u00e9dier, il a dit aux Fran\u00e7ais qu&rsquo;ils devaient cesser de confondre int\u00e9gration et assimilation, et qu&rsquo;ils allaient devoir vivre avec des populations qui ont un mode de vie et une culture diff\u00e9rents.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Fod\u00e9 Sylla, politicien de gauche, affirme que \u00ab\u00a0la R\u00e9publique blanche, c&rsquo;est fini\u00a0\u00bb. Val\u00e9rie P\u00e9cresse, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque porte-parole de l&rsquo;UMP, le confirme : \u00ab\u00a0Notre avenir ? Une soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9tiss\u00e9e.\u00a0\u00bb Une soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9tiss\u00e9e ? Si l&rsquo;on veut dire par l\u00e0 que la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise ne tient pas \u00e0 mla couleur de la peau, c&rsquo;est une \u00e9vidence, et c&rsquo;est m\u00eame le fruit de l&rsquo;histoire coloniale du pays &#8211; qui n&rsquo;a pourtant pas bonne presse de nos jours. Mais en l&rsquo;occurrence, il ne s&rsquo;agit pas de cela. Le m\u00e9tissage dont il est fait ici l&rsquo;\u00e9loge, c&rsquo;est le droit reconnu aux identit\u00e9s communautaires de revendiquer leur particularisme, r\u00e9cusant ipso facto la notion de creuset national. On parle d&rsquo;assurer la promotion des \u00ab\u00a0minorit\u00e9s visibles\u00a0\u00bb, notamment \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Quand une cha\u00eene recrute un pr\u00e9sentateur noire, est-ce le fait qu&rsquo;il soit noir qui compte ou qu&rsquo;il exerce son m\u00e9tier avec talent ? Utiliser ce crit\u00e8re ethnique alors que le racisme est sans cesse stigmatis\u00e9 c&rsquo;est une \u00e9trange contradiction.<\/p>\n<p>Le fond de l&rsquo;affaire, c&rsquo;est que la communaut\u00e9 nationale s&rsquo;efface, remplac\u00e9e par une juxtaposition de communaut\u00e9s, dot\u00e9es chacune de sa culture. \u00ab\u00a0Pour de nombreux habitants de ca pays, tonne Max Gallo, il n&rsquo;y a plus d&rsquo;histoire de France, c&rsquo;est-\u00e0-dire de m\u00e9moire partag\u00e9e, assum\u00e9e tel un h\u00e9ritage par tous ceux qui, un jour, sont devenus citoyens fran\u00e7ais. Ce qu&rsquo;ils veulent imposer \u00e0 tous, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;histoire de France, mais leur histoire en France. \u00ab\u00a0Le pass\u00e9 est ainsi instrumentalis\u00e9 : l&rsquo;histoire de l&rsquo;esclavage ou de la colonisation, par exemple, n&rsquo;est plus une histoire commune \u00e0 tous les Fran\u00e7ais, devant \u00eatre expos\u00e9\u00a0\u00bbe comme telle, mais devient le pr\u00e9texte \u00e0 l&rsquo;affirmation de m\u00e9moires tourn\u00e9es contre la France.<\/p>\n<p>Si la culpabilit\u00e9 est h\u00e9r\u00e9ditaire, le statu de victime l&rsquo;est autant, donnant droit \u00e0 des r\u00e9parations que l&rsquo;\u00c9tat devrait n\u00e9cessairement satisfaire, en commen\u00e7ant par abaisser ses fronti\u00e8res afin de se faire pardonner les \u00ab\u00a0crimes\u00a0\u00bb du pass\u00e9. Le mouvement des \u00ab\u00a0Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb, en 2005, le d\u00e9clare sans ambages : \u00ab\u00a0Nous sommes ici chez nous, que l&rsquo;on ait ou non la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, dans un pays o\u00f9 chacune et chacun doit jouir des m\u00eames droits, sans obligation de se fondre dans une quelconque identit\u00e9 majoritaire.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 155)<\/p>\n<blockquote><p>Que fait notre soci\u00e9t\u00e9 pour que les nouveaux venus aient envie de l&rsquo;aimer ? Quand l&rsquo;\u00e9poque susurre que la France est un pays m\u00e9prisable, dont le pass\u00e9 forme une succession de crimes, quel mod\u00e8le offrons noua \u00e0 admirer ? \u00ab\u00a0L&rsquo;int\u00e9gration des immigr\u00e9s est notre obligation, observe Alain Finkielkraut. Mais on n&rsquo;int\u00e9grera jamais des gens qui n&rsquo;aiment pas la France dans une France qui ne s&rsquo;aime pas.\u00a0\u00bb Pour franciser les immigr\u00e9s, il faudra donc refranciser les Fran\u00e7ais.<\/p><\/blockquote>\n<p>(p. 206-207)<\/p>\n<blockquote><p>En d\u00e9cembre 2007, en visite au Vatican, Nicolas Sarkozy prononce un discours o\u00f9 il rappelle que \u00ab\u00a0les racines de la France sont essentiellement chr\u00e9tiennes\u00a0\u00bb, insistant sur \u00ab\u00a0ce lien particulier qui a sis longtemps uni notre nation \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise\u00a0\u00bb. Le propos du chef de l&rsquo;\u00c9tat fait alors scandale chez les int\u00e9gristes de la la\u00efcit\u00e9. C&rsquo;est pourtant un fait historique que la France a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e par le christianisme. La dignit\u00e9 de la personne, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre l&rsquo;homme et la femme, le respect d&rsquo;autrui, la solidarit\u00e9 envers les faibles, le sens du pardon, toutes ces valeurs sont issues des \u00c9vangiles. Croyants ou non, si nous voulons redonner de la coh\u00e9sion \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9, nous ne ferons pas l&rsquo;\u00e9conomie de nos racines chr\u00e9tiennes.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<p>Les bouleversements survenus dans les ann\u00e9es 1960-1980 ont profond\u00e9ment modifi\u00e9 les mentalit\u00e9s. Les principes de la morale traditionnelle ont laiss\u00e9 la place au \u00ab\u00a0moralement correct\u00a0\u00bb, les valeurs communes aux int\u00e9r\u00eats individuels. Se pose alors la question : peut-on encore vivre ensemble ?<\/p>\n<p>Tous les Fran\u00e7ais, nagu\u00e8re, \u00e9taient \u00e9lev\u00e9s selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France la\u00efque et une France chr\u00e9tienne, mais la morale de l&rsquo;instituteur ressemblait \u00e0 celle du cur\u00e9.<\/p>\n<p>A partir des ann\u00e9es 1970, sous l&rsquo;effet d&rsquo;une double r\u00e9volution \u2013 celle de la soci\u00e9t\u00e9 et celle des id\u00e9es \u2013, chacun a pris l&rsquo;habitude de d\u00e9finir ses propres crit\u00e8res du bien et du mal. Le r\u00e9sultat, aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que les r\u00e8gles collectives s&rsquo;effacent, ouvrant la porte \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9clat\u00e9e, o\u00f9 le seul guide est l&rsquo;int\u00e9r\u00eat personnel. Une tendance encourag\u00e9e par le moralement correct qui pr\u00eache le principe de plaisir, le droit \u00e0 la diff\u00e9rence, le devoir de tol\u00e9rance, la transgression des traditions, la relativit\u00e9 des conventions.<\/p>\n<p>Mais peut-on vivre sans valeurs partag\u00e9es ? Pour sortir de la crise qui se manifeste des banlieues \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, de l&rsquo;Etat \u00e0 la famille, du travail \u00e0 la culture, il faudra bien r\u00e9inventer des codes communs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet ouvrage passe en revue les id\u00e9es derri\u00e8re le \u00ab\u00a0politiquement correct\u00a0\u00bb qui risque de devenir un jour le \u00ab\u00a0moralement correct\u00a0\u00bb. Id\u00e9es que l&rsquo;auteur estime soutenues par la g\u00e9n\u00e9ration \u00ab\u00a0baby boom\u00ab\u00a0, ceux qui avant autour de 20 ans en 1968. 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