{"id":756,"date":"2014-06-19T00:28:48","date_gmt":"2014-06-18T22:28:48","guid":{"rendered":"http:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/?p=756"},"modified":"2024-10-05T01:02:14","modified_gmt":"2024-10-04T23:02:14","slug":"bill-brandt-ombre-et-lumiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/2014\/06\/19\/bill-brandt-ombre-et-lumiere\/","title":{"rendered":"Bill Brandt, \u00ab\u00a0Ombre et Lumi\u00e8re\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"a-size-base review-text review-text-content\" data-hook=\"review-body\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-758 alignright\" src=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/BillBrandt-OmbreEtLumiere-257x300.jpg\" alt=\"\" width=\"257\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/BillBrandt-OmbreEtLumiere-257x300.jpg 257w, https:\/\/lecture.jose-marcio.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/BillBrandt-OmbreEtLumiere.jpg 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 257px) 100vw, 257px\" \/>Bill<\/em><\/span><span class=\"a-size-base review-text review-text-content\" data-hook=\"review-body\"><em> Brandt<\/em> \u00e9tait un photographe anglais d&rsquo;origine allemande et consid\u00e9r\u00e9 comme un des plus influents photographes britannique du <\/span><span class=\"a-size-base review-text review-text-content\" data-hook=\"review-body\">XX \u00e9me si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p>Il a v\u00e9cu quelque temps \u00e0 Paris o\u00f9 il a travaill\u00e9 comme assistant de <em>Man Ray<\/em> et devenu ami de <em>Brassai<\/em>. C&rsquo;\u00e9tait un photographe humaniste comme <em>Brassai<\/em>, <em>Cartier-Bresson<\/em>, <em>Willy Ronis<\/em> et tant d&rsquo;autres de sa g\u00e9n\u00e9ration, et ses photos sont parmi celles des meilleurs de son \u00e9poque.<\/p>\n<p>Dans ses photos on remarque un grand soin pris avec les aspects esth\u00e9tiques : composition, \u00e9clairage, etc. Les photos prises apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre sont caract\u00e9ris\u00e9es pas un fort contraste et par l&rsquo;utilisation d&rsquo;objectifs grand angle.<\/p>\n<p>Les photos de nu et des corps prises \u00e0 cette \u00e9poque ont ceci en particulier : objectif grand angle et point de vue proche du sujet, ce qui conf\u00e8re une certaine distorsion qui lui est caract\u00e9ristique et qui met en valeur, selon moi, la beaut\u00e9 des contours du corps f\u00e9minin.<\/p>\n<h2>Quatri\u00e8me de couverture<\/h2>\n<blockquote><p><em>Catalogue officiel de la r\u00e9trospective Bill Brandt Shadow and Light au MoMA du 5 mars au 13 ao\u00fbt 2013. Un des plus grands sp\u00e9cialistes du nu dans l\u2019histoire de la photographie du nu. Rien en librairie sur ce sujet : un ouvrage qui vient combler une lacune.<\/em><\/p>\n<p><em>Bill Brandt (1904-1983) est une figure fondatrice de la tradition moderniste de la photographie : son exploration visuelle de la soci\u00e9t\u00e9, du paysage et de la litt\u00e9rature de l\u2019Angleterre est indispensabl<\/em><em>e pour comprendre l\u2019histoire de la photographie et, sans doute, la vie en Angleterre au milieu du XX\u00b0 si\u00e8cle. Pas aussi c\u00e9l\u00e8bre peut-\u00eatre que certains de ses contemporains \u2013 Henri Cartier-Bresson et Walker Evans, par exemple \u2013, il se situe n\u00e9anmoins parmi les visionnaires qui, par la richesse de leur parcours, ont montr\u00e9 le potentiel cr\u00e9atif d\u2019une photographie fond\u00e9e sur l\u2019observation du monde environnant. <\/em><\/p>\n<p><em>Brandt \u00e9tablit sa r\u00e9putation de photographe avant la Seconde Guerre mondiale en publiant deux livres qui pr\u00e9sentent la quintessence de ses premi\u00e8res \u00e9tudes sur la vie britannique \u2013 The English at Home (1936) et A Night in London (1938) \u2013, et, durant la guerre et dans les d\u00e9cennies qui suivent, il approfondit ce travail documentaire social en effectuant des reportages command\u00e9s par quelques-uns des plus grands magazines illustr\u00e9s de son temps. Cette voie le conduit \u00e0 s\u2019int\u00e9resser plus particuli\u00e8rement aux portraits (notamment d\u2019\u00e9crivains britanniques) et aux paysages<\/em><em>, souvent dans leurs relations avec les grandes figures litt\u00e9raires de la Grande-Bretagne. Mais son plus grand accomplissement artistique \u2013 qui l\u2019occupe surtout entre 1945 et 1961 \u2013 est une s\u00e9rie de nus tout \u00e0 la fois personnels et universels, sensuels et \u00e9tranges, qui, collectivement, illustrent le \u00ab sentiment d\u2019\u00e9merveillement \u00bb qui, chez lui, occupe une si grande place. Par rapport \u00e0 ce que font ses pairs, le travail de Brandt est impr\u00e9visible par les sujets qu\u2019il aborde, mais aussi par son style de tirage, qui \u00e9volue beaucoup au cours de sa carri\u00e8re. Au cours d\u2019une carri\u00e8re longue de pr\u00e8s de cinquante ans, Brandt s\u2019est constamment int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la capacit\u00e9 de la photographie de faire de l\u2019art \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 factuelle toute simple. C\u2019est d\u2019ailleurs un principe central du modernisme en photographie, mais Brandt parvient, \u00e0 un degr\u00e9 que n\u2019atteignent pas ses pairs, \u00e0 r\u00e9soudre la tension entre r\u00e9alit\u00e9 et imaginaire en transcendant (ou en ignorant) ces deux \u00e9tiquettes. Le pr\u00e9sent ouvrage ne fait pas exception : il respecte le d\u00e9sir du photographe d\u2019organiser son \u0153uvre th\u00e9matiquement, et non de fa\u00e7on <\/em><em>al\u00e9atoire en fonction de similitudes formelles. Toutefois, l\u00e0 o\u00f9 il se distingue fondamentalement de ceux qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, c\u2019est dans son intention de pr\u00e9senter l\u2019esth\u00e9tique du photographe dans sa beaut\u00e9 et dans sa libert\u00e9 d\u00e9routante. Jusqu\u2019ici, on a souvent rel\u00e9gu\u00e9 au second plan la question de l\u2019\u00e9volution spectaculaire du style de tirage de Brandt, mais, s\u2019il est important d\u2019appr\u00e9cier la noirceur presque imp\u00e9n\u00e9trable et les tons sourds de ses premi\u00e8res \u00e9preuves \u2013 celles des ann\u00e9es 1930 \u2013, il ne faut pas voir pour autant, dans les tirages de la fin de sa carri\u00e8re, des interpr\u00e9tations ab\u00e2tardies de son \u0153uvre par un homme vieillissant. En r\u00e9alit\u00e9, pour Brandt, exposer le n\u00e9gatif n\u2019a toujours \u00e9t\u00e9 que le d\u00e9but d\u2019un processus. Bien qu\u2019il n\u2019ait pas syst\u00e9matiquement tir\u00e9 d\u2019\u00e9preuves destin\u00e9es \u00e0 la vente avant les agrandissements qu\u2019il effectue en association avec la Marlborough Gallery \u00e0 New York, entre 1972 et 1976, on pourrait dire que chaque tirage de Brandt est unique, car sa main a toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0 pour retoucher le travail, le corriger ou l\u2019am\u00e9liorer par divers moyens ; il est donc rare de trouver deux \u00e9preuves retouch\u00e9es de mani\u00e8re identique. Le travail de Brandt influencera \u00e0 son tour des artistes aussi diff\u00e9rents qu\u2019Ansel Adams, Robert Frank, R. B. Kitaj et David Hockney.<\/em><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bill Brandt \u00e9tait un photographe anglais d&rsquo;origine allemande et consid\u00e9r\u00e9 comme un des plus influents photographes britannique du XX \u00e9me si\u00e8cle. 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