Antoine de Saint-ExupĂ©ry – Le Petit Prince
Relecture.
Qui n’a pas lu Le Petit Prince ?
C’est, Ă mon avis, un de ces livres Ă lire plusieurs fois dans une vie. Il contient un message de premier degrĂ© pour les enfants et un autre de deuxiĂšme degrĂ© pour les adultes.
La premiĂšre lecture, toujours par les enfants et par les adolescents, mettra en valeur sĂ»rement le dialogue avec le renard, parce que c’est touchant.
La tournĂ©e des planĂštes… on lira sans prĂȘter trop attention, mais … si on rĂ©flĂ©chi bien, ce sont les types de personnes que l’on croise souvent. De tout ça on peut se poser la question du sens de la vie pour ces personnages. Mais aussi pour les autres : la rose, le renard, le serpent ou le Petit Prince lui mĂȘme.
Je pense que l’on peut dire que l’histoire n’a pas beaucoup de sens, il n’y a pas d’Ă©normes Ă©motions, du suspens. Mais les personnages oui.
C’est un petit livre qui a 80 ans. Beaucoup l’ont lu, mais combien ont rĂ©flĂ©chi Ă tout ce que l’on peut retenir de ces pages ?
A lire et Ă relire de temps en temps !!!
Citations
(p.31)
En effet. Quand il est midi aux Ătats-Unis, le soleil, tout le monde le sait, se couche sur la France. Il suffirait de pouvoir aller en France en une minute pour assister au coucher du soleil. Malheureusement la France est bien trop Ă©loignĂ©e. Mais sur ta si petite planĂšte, il te suffirait de tirer ta chaise de quelques pas. Et tu regardais le crĂ©puscule chaque fois que tu le dĂ©sirais.
– « Un jour, j’ai vu le soleil se coucher quarante-quatre fois! »
Un peu plus tare tu ajoutais :
– « Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil.
– Le jour des quarante-quatre fois, tu Ă©tais donc tellement triste ? »
Mais le petit prince ne répondit pas.
(o. 34)
Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’Ă un exemplaire dans les millions et millions d’Ă©toiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il la regarde. Il se dit : « Ma fleur est lĂ quelque part… Mais, si le mouton mange la fleur c’est pour lui comme si, brusquement, toutes les Ă©toiles s’Ă©teignaient ! Et ce n’est pas important ça! »
QuatriĂšme de couverture
« Le premier soir, je me suis donc endormi sur le sable Ă mille milles de toute terre habitĂ©e. J’Ă©tais bien plus isolĂ© qu’un naufragĂ© sur un radeau au milieu de l’ocĂ©an. Alors, vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drĂŽle de petite voix m’a rĂ©veillĂ©. Elle disait : âS’il vous plaĂźt… dessine-moi un mouton !â J’ai bien regardĂ©. Et j’ai vu ce petit bonhomme tout Ă fait extraordinaire qui me considĂ©rait gravement… »